Où va la Vie va Thy
4 déc. 2008
Confession de foi
Il y a les penseurs
Il y a vous, il y a moi
S'il y avait nous
S'il y avait des penseurs faiseurs
Si nous faisions pendant que nous pensions
La terre ne serait plus que faire et penser
Nos envies ne seraient plus que penser faire
Être est ce à quoi nous aspirons
Étant nous pensons encore à devenir
Devenir ce que l'instant présent ne nous donne pas d'être
Devenir ce que les yeux d'autrui voudraient qu'on soit
Devenir ce que le paraître nous dicte d'être
Faire de nos vies de grandes et longues allées à unique sens
De banals canaux dans lesquels on entre en toute connaissance
Le "je" dont j'usais abondamment en toute innocence
M'est soudain devenu atrocement haïssable
Ce "je"qui pour moi fut un instant un jeu
M'est soudain devenu très détestable
Il me disait "moi" dans mon extrême fragilité
S'il y avait nous
Le monde serait un petit village planétaire
Thy
Les jours heureux
Inespérée réchauffe un cœur
La roue tourne dans le bon sens
Les cheveux dans le vent
Une mèche s'échappe en toute innocence
La nature est un réel paravent
Le temps coule complice
L'instant est un réel délice
Un parfum de liberté s'échappe dans l'air
Tels des pensées sécrètes , des mystères
Une esquisse de danse
Un semblant de transe
La bouche sifflote sans arrêt
Les oreilles sont toujours aux aguets
Tous nos sens sont en éveil
Le corps fraîchement sorti de sommeil
Vit comme une parfaite osmose
Entre ses parties une symbiose
Un air célèbre au bout des lèvres
Commémore de lointains jours mièvres
Dans le jardin des fruits du temps présent
C'est la cueillette des roses de la vie
Ces fleurs qui se faisaient rares jadis
Sont là parfumant de leurs allées
C'est la vie, ses senteurs, son bonheur
Ses sensations qui réchauffent le cœur.
Thy
27 oct. 2008
Adulescence
Déchiré entre ma jeunesse perdue
Et les espoirs que sans cesse je nourrissais
Sous mon petit toit de chaume.
Adulescent perdu dans ses pensées
Je ne voyais guère le temps défiler
Alors que mes semblables selon leur gré
Arpentaient de longues et insécures allées
Je les regardais pantois comme de curieux pantins
Jouant une pièce qui pour eux fut écrite d'avance.
La vie me jouait des tours
Moi j'en jouais à mes amours
Ma vie s'articulait entre autres autour de cet équilibre
Que tôt on m'avait décrit comme l'essence de la vie
Aimer et vivre, vivre et aimer, un dada
Un art de vie dont certains étaient fadas
La vie un long fleuve tranquille
Je n'en étais plus si sûr
J'en cherchais le mode d'emploi
Ni les chantres et apôtres du carpe diem
Ni les oracles et orateurs pour requiem
N'en livraient une quelconque notice
La vie, qui en avait le mode d'emploi
Vivre simplement vivre était le mien de choix.
Thy
15 sept. 2008
Comme un rayon
Comme une raison
Comme une envie d'être
Comme une sensation de ne point paraître
Comme un corps libéré de son Bicêtre
Comme ce muet hêtre
Je regardais la vie passer
Les minutes trépasser
Comme un rayon
Comme une saison
La belle, celle qui ramène sourires et bonne humeur
La vie suit son cours avec son lot de menus bonheurs
Comme cette mélodie dont on on se fait jamais las
Je me laissais entraîner par la musique de mes pas
Ces heures qui jadis me semblaient interminables
Ravies à l'éternité, ne m'étaient plus si detestables
Comme un rayon
J'illuminais mes présents instants
Tirant parti de l'instant présent
Croquant la vie à pleines dents
Comme une raison
J'étais, juste être
Un défi, un pari.
Thy
6 août 2008
Le ciel un peu moins
Les Hommes sans doute
Il y avait un air de déjà-vu
C'était ma nouvelle vie
Une nouvelle perspective
Emprunte d'images passées
Marquantes et insignifiantes à la fois
D'aucuns trouvaient les choses évidentes
D'autres, comme moi, en étaient à leur enième départ
La vie une continuité pour certains
Un éternel départ pour d'autres.
J'étais autrui et autrui était moi
Un autre moi aux émois peu confus
Un autre moi serein et confiant
Un "lui"qui respirait la vie.
Je ne lui enviais pas cela
Je ne m'enviais pas non plus
Thy
5 août 2008
Flore
En mon âme une scène étrange
Un faux pas sur le parvis
Une marche qui me trahit
Un malotru qui attente à ma vie
Un drôle de malaise subit
Voilà que je me crois aux cieux
Emporté par des carillons fort mélodieux
Une main vient à moi invisible mais ferme
Elle me rassure et me tient au chaud
Puis courent sous mes ténèbres d’épiderme
De tristes petits esprits animaux
La providence offre des cadeaux
Moi je crée toujours des fléaux
Fort heureusement elle est là mon ange
Qui me donne des ailes et me tire de la fange
Mon ange, ma femme
Le don que me fit le Ciel
Me donner un peu de sa manne
Une dame qui m’ôte tout fiel
Ma femme pardieu mon chérubin
Moi son éternel bambin.
Thy
Ego
Une flamme ardente qui le décime
L’on vit inconsciemment avec ce feu
Qui nous embrase pour un peu
C’est l’animosité, l’amour, la passion
C’est la capacité à avoir de la compassion
Que l’on soit doux agneau ou lion féroce
Chacun est torturé par cette douleur atroce
Une peine que parfois on aime
Parce qu’elle nous fait du bien
On y perd bien souvent son flegme
Très souvent pour un rien
Ecouter son cœur qui bat
On aime vraiment cela
Des fois cette peine devient haine
Car la déception nous déchaîne
L’esprit de destruction nous hante
Puis on éradique tout ce qui nous déchante
Rien de tout cela n’est étranger
Tout cela est ancré dans nos cœurs
L’on est pour chacun un danger
Chaque cœur cache joie et rancœur
Le chat sort ses griffes sous la menace de l’ennemi
L’on devient farouche quand on perd un ami
Quelles sont nos limites
Personne ne le sait
Mais parce qu’on est hypocrite
On cache ce qu’on est
Un cœur qui donc peut le circonscrire
Lire ce que d'aucuns ont pu y écrire.
Thy
Bonheur
Inespérée réchauffe un cœur
La roue tourne dans le bon sens
Les cheveux dans le vent
Une mèche s’échappe en toute innocence
La nature est un réel paravent
Le temps coule complice
De ce moment quel délice
Un parfum de liberté s’échappe dans l’air
Aussi pur que les pensées secrètes, les mystères
Une esquisse de danse
Puis vient la transe
La bouche sifflote sans arrêt
Les oreilles sont toujours aux aguets
Tous les sens sont en éveil
Le corps sortant de son sommeil
Vit en parfaite osmose
Entre ses composantes il y a comme une symbiose
Un air célèbre au bout des lèvres
Rappelle qu’ils sont loin des jours mièvres
Dans le jardin des fruits du temps présent
C’est la cueillette des roses de la vie
Ces fleurs qui se faisaient rares jadis
Sont là maintenant parfumant de leur encens
Corps et âme on se laisse aller
Sur les ruelles du bonheur et leurs allées
C’est la vie, ses senteurs, son bonheur
Ses sensations qui réchauffent le cœur.
Thy
10 juil. 2008
Si jeune et déjà âgé
Comme si le livre de ma vie
Seul s'était consumé d'un trait
Tout me semblait redondant
Comme si mon histoire tournait en boucle
Je courais la vie comme un parcours par moi traçé
Oublié très vite et aussitôt malgré moi remémoré
Tout jeune et déjà âgé
Pour chaque instant je ne vivais pas
Embrigadé dans mes inhibitions
Egaré dans mes supputations
Je regardais ma vie défiler
Avec cette mélodie funeste appélée oraison
On me parlait d'étoiles et d'horizons
Je ne rêvais que de quiétude
Thy
Un tantinet je le pense
Dans cette inépuisable existence
Plus je pense, plus je m'enfonce
T'avoir et ne pas te penser
Te penser sans jamais t'avoir
Etrange dilemme
Qui dans mon esprit un doute sème..
Thy
20 juin 2008
Le chaos des mots
Ils disaient tous nos sens
Ces paroles que nos langues disaient
Ces mots que nos têtes pensaient
Parfois, comme un vide que l'on comble
Venaient dans certains esprits semer le trouble.
Les uns beaux un instant trouvaient ces mots
Qui, assassins pour d'autres allaient s'avérer très tôt
Dans une douce mélodie qui berçaient nos oreilles
Nos paupières s'en allaient dans ce voyage appélé sommeil
Et nous dormions encore et encore
A ne point être réveillés par l'aurore.
Ces mots là
D'aucuns les disaient avec delectation
Savourant les délices des émois crées çi et là
Transformés bien vite en exaltation
Attristant quelques fois par la teneur de leurs propos
Des âmes auprès desquelles ils avaient jadis trouvé un écho
Ces mots lumineux ou idées hideuses
Nous les conjuguions au présent, futur et passé
Car aussitôt dits nous en étions lassés
Comme ces furtifs instants d'immortalité
Qu'à notre existence heureuse ou malheureuse
Nous avions astucieusement dérobé
Le chaos des mots est notre mélodie quotidienne
L'art de ne point dire ce que notre âme sait
Le voile derrière lequel on se soustrait
Un hymne somme tout muet
Qui trouve sa grâce et son attrait
En ce qu'il n'est perceptibe et audible
Que par des sens bien plus que sensibles.
Thy
9 juin 2008
Pluriel
Idéal de la vie communautaire
Absence de recherche identitaire
Ville de tout type de notoriété
Venise rêvée de l'insouciance humaine
Ville ayant échappé aux feux de la géhenne
C'est ma "Pluriel"
Ma belle qui comme une eau douce
Coule et apaise ce qui me courrouce
En elle il n'y a aucun fiel
Ici vivent des hommes
Inconnus, venus de contrées lointaines
Etrangers, arrivés des quatre coins de la terre
Affluant tous vers le même dôme
Puissant, tutélaire, entouré de quelque mystère
Habitacle bâti sur le sang et la peine
Tu es dans le cosmos ce point qui séduit
Belle étoile surgie de mes rêves de minuit
Ici aussi il n'y a point d'identité
Tous nous nous confondons dans la même entité
Civilisation, culture, que de mots abstraits
Là-bas ils ont un sens concrets
Ici ils se perdent dans l'immensité de la foule
Foule surgie de partout qui comme une eau paisiblement coule
Ces gens là ne sont pas d'ici
Ces gens là n'ont jamais vécu là
A leurs pas hésitants on devine de lointains pélèrins
Cherchant dans la foule bigarrée leurs repères
Ce sont les hommes de la prophétie
Des gens ordinaires d'ici et de là-bas
Animés par le désir de bâtir une oeuvre aussi durable que l'airain
Mortels conquérants foulant une nouvelle sphère
Ce sont les hommes de ma Pluriel
Avançant sous la benediction du ciel
Heureux comme Ulysse
D'avoir bravés épreuves, océans et adversaires
Comme de joyeux lurons gaiement ils devisent
Disant leur bonne aventure à leurs compères
Guettant à l'aurore quelques prémices
Fondations d'une cité que déjà ils balisent
Comme d'innocents enfants ils s'amusent
Oubliant parfois ce qui les méduse
Pluriel, la cité des hommes heureux
Oubliant un instant les ténèbres de leur vie
Occultant le côté noir de leur coeur
Taisant querelles et rancoeurs
Cachant leurs vices et leurs inavouables envies
Pour devenir d'étranges paresseux.
Thy
Ceux qui savent
Ceux qui gavent
Ceux qui pensent penser
Ceux qui pensent insensé
Ceux qui rêvent d'intelligence
Ceux qui ont perdu leur innocence
Ceux qui se ruent vers le savoir
Ceux qui savent sans comprendre
Ceux qui avec leur savoir veulent surprendre
Ceux qui avec leur savoir ne cessent de decevoir
Les idées sans cesse courent le monde
Les unes claires les autres immondes
Les hommes de savants incultes
D'éternels enfants vite devenus adultes
Disent à l'occasion à tout va "je sais"
Disent bien rarement "je me tais"
Ils clament partout avoir raison
Ils ignorent bien souvent les saisons
Ils raisonnent pareil peu importe le lieu et le temps
Ils blasphèment quelle que soit l'heure ou le moment
Ceux qui oppriment
Ceux qui s'expriment
Au nom de ceux qui dépriment
Ceux qui friment
Ceux qui triment
Ceux qui savent
Ceux qui nous gavent
Ceux que la République a érigé en "super fils"
Ceux que l'on vénére pour leurs édits
Ceux dont on cache parfois les non-dits
Ceux que l'on qualifie d'érudits
Ceus qui font et ne sont jamais punis
Ceux qui s'immiscent dans notre sommeil
Ceux qui nous promettent monts et merveilles
Ceux qui parlent pour nous
Ceux qui nous em******* tous
Ceux que le ventre à fait éminence
Ceux que le nom chaque jour trahit
Ceux qui par le doute sont envahis
Thy
Part de moi
Une irrésistible envie de s'inscrire dans l'éternité
Hante un esprit souillé par des pensées malsaines
Qui, par ses passions inassouvies se laisse aller
Faire partie de ce cercle d'immortels
Que louent les mortels dans les rues et allées
Comme d'antiques et célèbres divinités
C'était le rêve que caressait la condition humaine.
Nous rêvions tous de cela
Hélas emportés très tôt au-delà
Réaliser ce projet homérique ne nous fut pas donné
Emportant dans nos caveaux des espoirs erronnés
Deçus de n'avoir pas été ce que nous voulions
Nous entamions notre retour vers la sainte Sion
Confesser cette offense envers l'Etre
Afin d'éviter la Gehenne ou à Bicêtre
Ces rêves, espoirs étaient une part de moi
Ils me grandissaient et faisaient mon émoi
Ils étaient mes rêves d'enfants gâtés
Perdus dans le péché et autres réalités.
Thy
Le coeur se laissait couler
Flatté par des battements cadencés
Les hommes avaient vu juste
Sur terre était aussi une forme d'Eden
Alors que le soleil jaloux
Venait juste de farcir de lointaines terres
Une eau douce et rouge coulait dans nos veines
Les hommes, nous, savions que nous étions "un"
Ils mimaient la mélodie joyeuse intitulée "bonheur"
Une seconde, un tierce sur cette aire
Voilà que tout semblait leur plaire
Le faix que la vie leur avait infligé un jour
Ancré dans les tablettes des oubliettes
Ne semblait jamais faire partie de leur séjour
Bien-être est ce mot qui se conjuguait
Bien est ce mot que toutes les lèvres disaient
Comme d'innocentes gentilles fillettes
Heureuses de recevoir un cadeau, leur premier
Celui dont la Providence les avait gratifiée.
Thy
Stop..
Arrête cette cacophonie
Laisse parler la nature
Ecoute la voix du silence
Laisse toi bercer par des mots muets
Laisse parler les grillons
Un jour s'est levé
Encore un autre
Il trépasse et toi tu passes
Avec ces espoirs qui de des yeux dépassent
Arrête ce chahut
Arrête cette cacophonie
Il me semble que tu es loquace
Il me semble que tu es éloquent
Est-ce suffisant pour que tu sois
Tais ce que tu hais
Fais ce que tu tais
Comme la nature,
Prie qu'on te laisse en paix
Souffre le martyre
Souffre de quelque satire
N'oublie jamais
De laisser la nature en paix.
Thy
17 avr. 2008
Histoire « d'âge » ou d'«ages »
Devenu il faut le croire sage à force d'adages
Que la vie est tout aussi bien qu'un gage,
Un grand pari dans lequel on s'engage.
Hier une idée flirtait avec nos méninges et leurs parages
Cherchant sans doute à y trouver un rivage
L'âge hélas sans ambages s'y était frayé un menu passage
Puis l'avait de force étalée sur le carrelage
Jeune encore on rêve de filles et de plage,
De ces feux follets qui ne sont que mirage.
Parfois en songe, on voit des rois mages
A qui on rend au réveil moult hommages
Moins jeune l'on se caresse bedaine et pelage
En se remémorant quelques furtives images
Que l'âme tient enfermées dans une cage
Comme jadis certains mauvais présages
Ces souvenirs quelques fois sans visages
A nous liés comme de solides attelages
Parlent très souvent un langage
Que seul comprend notre âge
Le scélérat, l'ami, le traître, ce farceur de mémoire : l'âge
Nous martèle « avance toujours et moi je tournerai la page »
Thy
Un peu de nous
Ramènera sur cette terre de la joie
La tolérance dont tu abondes
La largesse qui m'inonde
Font de nous des citoyens du monde
Ah loin de nous les choses immondes
Un jour je t'ai tendu la main
Saisissant mon bras tu m'as souri
Soudain les rêves et espoirs tant nourris
Connaissaient leur lendemain
Je me suis miré dans toi
Que de points communs entre nous
A la tristesse et au violent courroux
Tu as opposé douce joie
Sur ton épaule j'ai pleuré toutes mes déveines
Silencieux et chaleureux tu m'as dit
Pleure mon petit car cela en vaut la peine
Car seules les larmes soignent certaines maladies
Toute ma vie durant
J’avais tant réprimé cette envie
Que de fautes au fil des ans
Il fallait que j'en expie
Un cœur comme le tien à su m'accueillir
Au creux de ton épaule j'ai pu me recueillir
Aujourd'hui nous ne sommes qu'un
Apportons à ce monde quelque chose chacun
Thy
Espoirs
Une enclume,
Un chalumeau,
Une plume,
Nous bâtirons tous ce monde
Semble dire ce sourire de la Joconde
Puis un nuage vient à passer
Personne n'ose se tracasser
Chacun fait son bonhomme de chemin
Et à personne ne prête alors main
Un jour on s'aperçoit que le mal est fait
Dès lors à propos de ses erreurs on se tait
Un ange passe celui d'Ader
Qui me dit tu grandiras mon petit Kader
Des larmes de joie et de tristesse m'inondent
Sur la terre le mal et ses fils abondent
Ici on parle de charia
Là-bas de razzia
Et ils se détruisent entre eux
Très souvent pour un peu
Lentement en claudiquant on court à sa perte
Notre sphère sera un jour une île déserte
Le palace de l'un devient sépulcre de l'autre
O carissime frater sommes nus toujours apôtres
Apôtres de ce virus qui mine notre terre
De ces maux qui tant nous désespèrent
Un jour le soleil se lève
Alors qu'on est sur sa couche
Sa consœur prend la relève
Dès que l'on se met sous la douche
Avec un marteau ou une enclume
Un chalumeau ou alors une plume
Nous ferons de cette terre
Un Eden pour la nouvelle ère
Un peu de toi, un peu de moi
Ramènera sur cette terre de la joie
La tolérance dont tu abondes
La largesse qui m'inonde
Font de nous des citoyens du monde
Ah loin e nous les choses immondes
Un jour je t'ai tendu la main
Saisissant mon bras tu m'as souri
Soudain les rêves et espoirs tant nourris
Connaissaient leur lendemain
Je me suis miré sur toi
Que de points communs entre nous
A la tristesse et au violent courroux
Tu as opposé douce joie
Sur ton épaule j'ai pleuré toutes mes déveines
Silencieux et chaleureux tu m'as dit
Pleure mon petit car cela en vaut la peine
Car seules les larmes soignent certaines maladies
Toute ma vie durant
J 'avais tant réprimé cette envie
Que de fautes au fil des ans
Il fallait que j'en expie
Un cœur comme le tien à su m'accueillir
Au creux de ton épaule j'ai pu me recueillir
Aujourd'hui nous ne sommes qu'un
Apportons à ce monde quelque chose chacun
Thy
Ces choses là
Des choses magiques qui sans doute nous émerveillent
C'est le cas d'un beau minois
Que sûrement on a gardé dans un coin de sa mémoire
Pas besoin de faire courtois
Pour comprendre que sous le charme on s'est laissé choir
Les jours passent et on vieillit avec ce souvenir
On se souvient d'une beauté vue dans un bar à délires
Du coup on se rend compte d'une chose
Ce visage là de sitôt point on ne l'oubliera
A ce jour on flaire encore toute son aura
Alors vient le temps des regrets
Celui où on semble alors défait
On conclut qu'on n'a pas de chance
Sitôt fait on accuse la Providence
Ce soir-là on se souvient, elle était là
Perchée à côté de nous sur un tabouret
Le regard vide et le visage inquiet
Buvant un petit verre de tequila
Ne lui ayant adressé aucun geste de réconfort
Elle s'en est allée seule livrée à son triste sort
Aujourd'hui on veut s'expliquer son comportement
Hélas le parce que est une bombe à retardement
Voilà on ne demande plus qu'une faveur
Regarder encore cette beauté et laisser battre son coeur
Il n'en sera rien du tout
Car cela paraîtrait bien fou
Elle ne sera plus jamais là pour nous
Bien que cela fasse notre courroux
Thy
14 avr. 2008
Je t'imagine comme je te lis
Perdus dans ton flot apaisant,
Partagé entre l’espoir grandissant de te voir un jour
Et la peur d’être déçu par cette image que je souhaitais tant
Mes doigts félins écrivaient ces mots
Qu’un instant avait pensé mon cerveau
Mes yeux clignaient avec cette quiétude
Que seuls les cœurs plein de béatitude
Disaient dans le rythme de leurs battements
Subjugué je l’étais par ces courts moments
Les heures ne nous étaient plus comptées
Le temps de cette paresse s’était fait un tantinet complice
Comme si de cette terre avait disparu nos errances et supplices
Par la mélodie du clavier j’étais dompté
M’imaginant ta voix, ton visage une représentation
Qui aurait un bref instant apaisé mon imagination.
Je t’imagine tel que je te lis
Avec tes qualités et tes plis
Ces sourires contrits que tu tais avec des smileys
Apeurée par l’idée que je puisse te juger
Apeurée par l’idée que sur mon perchoir juché
Comme un rapace que je ne te ravisse
T’est-il venu à l’idée que je puisse être ce rapace
Devenu proie qui n’a plus que son perchoir pour carapace
Je t’imagine comme je te lis
Je t’imagine quel inédit
Je te lis et te devine
Je t’écris et t’imagine
Ceci n’est que peut-être le fruit de mon imagination
Il faut bien croire qu’elle n’a pas de destination
Je t’imagine tel que je lis
C’est pourquoi j’émets tant de « si »
Thy
28 mars 2008
Regards
Ces yeux que l’on craint
Ces rires que l’on plaint
Ce sont nos hantises quotidiennes
Des peurs que l’on tait
Ils sont toujours à censurer
Ce que l’on aime ou hait
A dire de manière démesurée
Ce que l’on n’oserait penser tout bas
Fichtre !ils n’en ont cure en aucun cas
Un malheur ici est ailleurs un bonheur
Sans doute ici des rires là-bas des pleurs
La moindre once de miséricorde a quitté ces cœurs
C’est de la chair faite pierre qui parle en eux
C’est l’expression d’un bonheur malheureux
Qui sourd de ces chairs souillées par la rancœur
Une voix dit : « taisez vous car vous n’avez rien à dire »
Elle est raillée par une horde de médisants en délire
Des gens qui ont toujours à dire à propos
Ceux qui veulent corriger toujours quelques défauts
Ont-ils seulement vu la paille dans leurs yeux
Que leurs malades se portent mieux qu’eux
Ah oui ils le voient sans doute
Ont-ils perdu tout sens de l’écoute
Que non il faut voir,
Allez donc seulement savoir ,
Le regard des autres quel poids
On y peut perdre sa foi en soi
On peut s’y perdre soi même
Perdre en soi ce qu’on aime.
Thy
24 mars 2008
Affres...hic
Afrique s'enfonçait dans sa misère
Belle ayant perdu son innocence d'antan
De ses amants qui l'avaient aimée un instant
Aujourd'hui il ne restait que des mystères
D'eux il ne restait que des séquelles.
Pour sa joie de vivre on l'aime
Pour son exotisme on la raffole
Pour son érotisme mêlé à son côté animal
Les langues et les sens s'éveillent
Les uns et les autres raccolent
Afrique chaque jour porte le deuil
Des souffrances et nombreux scandales
Que certains hier ont semé et sèment.
Afrique m'a susurré sa douleur muette
Cette plaie béante que chacun voit
Cette plaie qui ne trouve pas de pansements
Elle m'a dit son éternel optimisme
Chantre d'un lendemain qu'elle veut meilleur
Sous des cieux qui pour certains sont paradis
Qui seront un temps encore calvaire pour elle.
Comme un enfant qui balbutie
Je l'ai entendue parler son areu
Inaudible, insensé mais plein de rythme
Un hymne à la vie plein d'innocence
Qui feignait d'ignorer son malheur,
Les affres d'une existence dont elle est devenue spectatrice
L'imminence d'une adulescence pleine de tourments.
Afrique belle gazelle insouciante
Paradait dans le temps et l'espace
Occultant les dangers qui la guettaient.
Cette Afrique là chaque jour m'appelait
Un temps à ces appels j'ai resisté
Combien de temps le pourrai-je encore....
Thy
21 mars 2008
Silencieuse révolution
L'histoire d'une belle intégration
Réussie, je n'en sais rien
Ici on en pense le plus grand bien
Je n'en vois qu'un signe d'exclusion
Nous partageons les mêmes parloirs
Nous nous touchons presque
Seulement comme une fresque
Figés, nous le sommes dans l'espace et le temps
Déchirés hélas par des opinions divergentes
Beaucoup invoquent le principe de l'universalité existant
Que faire d'autre que de me fier à leur bonne foi evidente
Ici chaque jour on demande de moi des efforts
M'intégrer à un système qui m'a vu naître
Les vaches elles ont le droit de paître
Innocemment et dans des prés qui me sont souvent hostiles
Les hommes eux s'émeuvent peu de mon sort
Qui n'est certes ni triste ni lamentable
Qui pourrait tout de même gagner en confort
Ce soir encore je m'endormirai avec des pensées qui m'horripilent
Avec l'éternelle question
Une goutte d'eau peut-elle rendre l'océan instable ??
Pour eux je suis d'ailleurs
Ailleurs je suis traité "d'ailleurs"
Citoyen du monde je le suis dans l'idée
Je vis avec cette douce utopie de toute pièce créee
Par une imagination qui n'a de limite que l'infini
Un infini qui me semble aujourd'hui interdit
Thy
20 févr. 2008
Pas si on
Que diantre insolentes sont ces choses là
Ces maux qui se saisissent de notre esprit
Juste le temps d’une petite rêverie
De petits êtres animaux venus de l’au-delà
Nous courent sous la peau comme le cotillon
Réveillant des feux qui s’étaient jadis éteints
Nul besoin d’être laid ou beau
Nul besoin de couleur ou simplement de teint
Non ce n’est pas une illusion
Un instant on vit au rythme de ses pulsions
La joie, la bonne humeur sont au rendez-vous
Tous les sens sont tenus au garde-à-vous
Une pertinente impertinence
Que l’on vit avec diligence
Le corps vit dans un embrasement quotidien
Une sensation venant du cœur, de son méridien
Les uns l’appellent l’Amour
Les autres la nomment la Passion
Des mots pour dire cette affection
Y en a-t-il en ce bas séjour
Innocentes, pédantes ou ignorantes
Indécentes, savantes ou délirantes
Ces sensations sont multiples et variées
Ici on les aime, là on en est très contrarié
Thy
Illusions
Ces armes qui font des malheurs
Une invite à un bonheur de courte durée
Un appel trompeur
Que peut-on lire dans leur profondeur
Une maigre joie transformée en pâleur
Une expression d’innocence, de candeur
Une âme dissimulant sa tiédeur
Ou un corps rongé par une tumeur
Un instant ils laissent échapper des pleurs
Est-ce là l’expression de notre peur
Nenni, ici sont passés de beaux traits troubles
Qui dans ce regard ont choisi leur demeure
Dans la nature court une certaine rumeur
Sous la lumière blafarde, des regards se croisent à la bonne heure
Rayonnants dira-t-on de toute leur splendeur
Fauteurs certes mais très joueurs
Le temps d’une illusion, sont oubliées nos rancœurs
Le temps d’une allusion, se rencontrent orateurs et farceurs
Ces regards de meneurs
Sont ceux de promeneurs
Ces yeux en quête de belles rondeurs
Sont ceux des quotidiens baladeurs
Ces regards sont les nôtres
Ces yeux ce sont les vôtre
Thy
Vis
Là-bas ils croient beau notre quotidien
Pour eux c’est l’Eden, le paradis
C’est d’ailleurs ce qu’on leur dit
Mais quelle illusion donc
Leur a fait perdre raison
Une feuille qui s’échappe de nos mains
Telle une seconde qui se dérobe à nos lendemains
Une heure, une seule heure sous ce paradis dit
C’est un crime contre la pensante gent que l’on a commis
La rue semble appartenir aux mêmes hommes
Ceux qui font déserter les ruelles à leur passage
Ces misérables humains au sombre ramage
Je suis, tu es, il est, vous êtes, nous sommes
Autour de soi on est comme entouré d’amis
On leur sourit, ils nous sourient on vit avec eux et parmi
Une seule et maigre consolation telle une loi
Une peur ne vivre que pour soi
Chaque jour un peu plus on devient un monstre
Défiguré toujours aussi narcissique
Diabolique aux heures fatidiques
Vivement la chaleur d’un feu
Vade la froideur des cœurs malheureux
L’homme est pour l’homme une arme
Un cerbère au trident muet qui cueille âmes et larmes
La corde de la misère a succédé à la miséricorde
Ce que fait et dit la horde n’est que discorde
Ici la vie ne ressemble à rien
Elle ressemble à l’inverse du bien
Thy
5 févr. 2008
Autrui
Du sang neutre coule dans nos veines
On aime équitablement tout ce qui bouge
Ensemble on prend un bain sur la Seine
Si seulement on pouvait oublier les gènes
Ne plus parler de désamour ou de haine
Longtemps nous avons vécu dans la concorde
Aujourd'hui c'est la guerre et la discorde
Nous ne l'avons sûrement pas voulu
Des intérêts égoïstes parmi nous se sont immiscés
De la même façon nous avons été moulu
Chassons donc ces trouble-fêtes, ces inimitiés
Nous avons en commun le langage du coeur
Il est le lien entre les hommes partout ailleurs
On n'a pas choisi d'être noir de peau
Est-ce par ce que l'on est blanc que l'on vaut
En quoi sommes nous différents frères du Levant
Des gens bien pensantes prennent les devants
Sans cesse ils disent la race, l'ethnie
Que sais-je encore
Transmettant ainsi leur apathie
Dans le triste décor
Nous sommes les citoyens du mondez
Des apatrides tournant à la ronde
Mon pays va d'ici à là
Il avoisine l'au-delà
Je t'ouvre mon coeur
Te donne ma main
Ne prends surtout pas peur
Je suis sincère et pas malin
Thy
Retour aux sources
Sur ces terres que j'avais laissées pour errer ailleurs
Il y a une houle discrète qui m'a conduit vers ce pays qui est le mien
J'ai entendu le chant des nuages me susurrer de doux mots d'accueil
A mille lieues sous mes pieds marteler le sol j'ai entendu le pas du chevreuil
Là haut dans le ciel des voix me disaient
Voici venu le temps du retour
Un retour, un court séjour
Me voici parmi les miens
Lié par d'invisibles liens
Je suis redevenu le petit garçon que je fus
Emerveillé à n'en plus finir
Les yeux pleins de désirs
Je suis « l'être présent »que je n'étais plus
Mes pères et mes frères étaient là
Au bas de la passerelle accueillants
Par leur sourires joyeux m'inondant
En cet instant magique que je ne rêvais pas
J'ai l'heur d'être des leurs
Chaque seconde est un pur bonheur
Avec ce retour au bercail
Je me réjouis des agréments qui l'émaillent।
Thy
Berçeuse
Chaque être a des espoirs en ce bas séjour
Chaque fois pourtant c'est la même histoire
Une vie vide et pleine d'évènements notoires
Ici c'est la main creuse du loup qui crie
Ici aussi c'est l'abondance qu'on décrie
Ici on parle jaune
Là-bas on est aphone
Chez nous tout est vert
Chez eux tout est noir par devers
Le bleu du ciel aura oublié ses airs arrogants
Le blanc de la neige ne sera plus souillé par des brigands
Aux champs diamantifères
Aux aires aurifères
On dira Vade, ils ne seront plus d'actualité
Le méchant loup bercera l'agneau avec sensualité
Les mains jadis vides clameront leur allégresse
A tout vent elles propageront leur liesse
Dans notre regard on lira la joie de revivre
Ah de revivre on sera tout joyeux et tout ivre
Des jardins aux couleurs bigarrées parsèmeront nos chemins
Le chant du coq viendra faire renaître nos lendemains
Une langue, la langue universelle
Une cité, la cité universelle
Nous rappèlerons notre statut universel
Oh ma foi on logera tous à la même enseigne
Bien qu'aujourd'hui encore on s'entresaigne
Thy
7 janv. 2008
Mon métro à moi
Des personnes à la mode l'emprunte si souvent,
Parfois, sur le quai,
Je regarde déambuler ses courbes si savamment cachées
Derrière des vêtements de saison
Et je me dis "si le métro n'existait pas".
Mon métro à moi est un patchwork de couleurs
Qui se cotoient et s'ignorent si sagement
Quelquefois un sourire bienveillant vient raviver
Ce que d'aucuns qualifient de monotonie.
Si dans le solfège il y a des silences
Dans mon métro il y a des présences
Ces présences d'apparence muette
Dont l'expression du visage trahit l'humeur.
Mon métro à moi ne désemplit pas (ou presque)
Bon nombre de personnes s'accordent à dire que le métro est ennuyeux,
Ce matin j'ai eu une révélation,
Confortablement assis dans mon canapé,
Il m'est venu à l'esprit une banale idée
Je n'avais pas besoin de cher payé une place
Pour un quelconque défilé de mode.
Sous mes yeux hébétés,
Vont et viennent ces charmes que derrière des écrans certains fantasment.
Thy
Et si
Je courrai à travers le monde,
Non pas pour prêcher la bonne nouvelle
Je courrai à travers le monde explorer les divers "moi"
J'en rêve aujourd'hui alors que les autres le font.
Et si j'étais moi,
Je ne laisserais pas la société me dicter ma conduite
Je me laisserais aller à mes envies d'enfant capricieux,
Boudant et râlant même pour pas grand chose
Et si j'étais moi
Les jours et les nuits sans mouvement me paraîtraient moins insipides
Sur le miroir de mes illusions se consummant peu à peu
Je me regarderais vieillir et aussi agir.
Une peur furtive me tords les boyaux
Un instant l'idée de ne plus être m'a traversé l'esprit.
Et si j'étais moi,
Je voudrais sans doute marquer de mon empreinte l'éternité
Comme ces personnes célébres inscrites dans le Panthéon de l'humanité
Et si j'étais moi,
Je serais sans doute celui que je suis aujourd'hui
Un célèbre inconnu sur la route vers la Lumière
Luttant férocement contre ses peurs
Oeuvrant en attendant que vienne son heure
Thy
2 janv. 2008
Bonne année, meilleurs voeux et bonnes résolutions ?
Pourtant je te sais présent (e)
C'est la fin de l'année que dis-je le début d'une nouvelle année
Voilà que sécrètement je commence à bafouer des résolutions fraîchement formulées,
Je me suis promis d'être sage, travailleur, moins porté sur la télé et la bouffe
Et voilà que consciencieusement je m'installe dans le fauteuil de mes vieilles habitudes,
L'année a pourtant commencé avec son cortège de satisfactions et aussi d'incertitudes,
J'aimerais me savoir changé comme tant de gens qui changent
Les douze coups de minuit de l'année précédente sonnés.
Untel dit penser pouvoir arrêter de fumer
Nous en sommes tous (ou presque)
A vouloir débuter ce que nous n'avons jamais osé commencer
Arrêter une addiction, une envie sans jamais y avoir pensé
Quelle drôle d'idée.
Il se fait tard et je dis des choses (insensées peut-être)
Toujours est-il que je voulais te dire que tu n'es pas le seul
A bafouer dès le lendemain les bonnes résolutions prises pour l'année
Je pensais à travers ce message, ce blog te transmettre mes voeux les meilleurs pour cette année 2008. Qu'elle puisse t'apporter en santé, bonheur ce que les précédentes années n'ont pu t'offrir.
Un rêveur qui laisse errer ses égarements sur une toile tissée par d'autres.
Thy