Le coq avait chanté
Les dernières prostituées étaient couchées
La nuit s'enfuyait traqué
Comme un fgitif par l'aurore oppressante
Les rues étaient vides de ceux qui se lèvent tard
Les lits pleins encore de ceux qui avaient oublié de se lever
Mes sens, encore eux,s'éveillaient à la mélodie de ce matin naissant
Qui faisait la routine de l'humanité
Moi dans cet orchestre
Je ne jouais que ma partition
Une partition si tôt apprise
Une mélodie bien mal acquise
Que, hélàs je ne connaissais que trop bien
Naître et faire de ma vie un plaisir
Puis un jour sans s'y attendre périr
Le coq a chanté
Le réveil a sonné
Nous couruns toujours tous
Après ce train qui sans cesse nous fuit
J'avais espéré un instant être dans l'erreur induit
La raison me rappelait que je n'avais point tort
Courir, chevaucher, cavaler mais arriver au même port:
Toi.
Thy