Où va la Vie va Thy



28 mars 2008

Regards

Le regard des autres
Ces yeux que l’on craint
Ces rires que l’on plaint
Ce sont nos hantises quotidiennes
Des peurs que l’on tait
Ils sont toujours à censurer
Ce que l’on aime ou hait
A dire de manière démesurée
Ce que l’on n’oserait penser tout bas
Fichtre !ils n’en ont cure en aucun cas

Un malheur ici est ailleurs un bonheur
Sans doute ici des rires là-bas des pleurs
La moindre once de miséricorde a quitté ces cœurs
C’est de la chair faite pierre qui parle en eux
C’est l’expression d’un bonheur malheureux
Qui sourd de ces chairs souillées par la rancœur


Une voix dit : « taisez vous car vous n’avez rien à dire »
Elle est raillée par une horde de médisants en délire
Des gens qui ont toujours à dire à propos
Ceux qui veulent corriger toujours quelques défauts
Ont-ils seulement vu la paille dans leurs yeux
Que leurs malades se portent mieux qu’eux

Ah oui ils le voient sans doute
Ont-ils perdu tout sens de l’écoute
Que non il faut voir,
Allez donc seulement savoir ,
Le regard des autres quel poids
On y peut perdre sa foi en soi
On peut s’y perdre soi même
Perdre en soi ce qu’on aime.

Thy

24 mars 2008

Affres...hic

Fière et altière comme une gazelle
Afrique s'enfonçait dans sa misère
Belle ayant perdu son innocence d'antan
De ses amants qui l'avaient aimée un instant
Aujourd'hui il ne restait que des mystères
D'eux il ne restait que des séquelles.

Pour sa joie de vivre on l'aime
Pour son exotisme on la raffole
Pour son érotisme mêlé à son côté animal
Les langues et les sens s'éveillent
Les uns et les autres raccolent
Afrique chaque jour porte le deuil
Des souffrances et nombreux scandales
Que certains hier ont semé et sèment.

Afrique m'a susurré sa douleur muette
Cette plaie béante que chacun voit
Cette plaie qui ne trouve pas de pansements
Elle m'a dit son éternel optimisme
Chantre d'un lendemain qu'elle veut meilleur
Sous des cieux qui pour certains sont paradis
Qui seront un temps encore calvaire pour elle.

Comme un enfant qui balbutie
Je l'ai entendue parler son areu
Inaudible, insensé mais plein de rythme
Un hymne à la vie plein d'innocence
Qui feignait d'ignorer son malheur,
Les affres d'une existence dont elle est devenue spectatrice
L'imminence d'une adulescence pleine de tourments.

Afrique belle gazelle insouciante
Paradait dans le temps et l'espace
Occultant les dangers qui la guettaient.
Cette Afrique là chaque jour m'appelait
Un temps à ces appels j'ai resisté
Combien de temps le pourrai-je encore....

Thy

21 mars 2008

Silencieuse révolution

J'avais entendu la même histoire
L'histoire d'une belle intégration
Réussie, je n'en sais rien
Ici on en pense le plus grand bien
Je n'en vois qu'un signe d'exclusion
Nous partageons les mêmes parloirs

Nous nous touchons presque
Seulement comme une fresque
Figés, nous le sommes dans l'espace et le temps
Déchirés hélas par des opinions divergentes
Beaucoup invoquent le principe de l'universalité existant
Que faire d'autre que de me fier à leur bonne foi evidente

Ici chaque jour on demande de moi des efforts
M'intégrer à un système qui m'a vu naître
Les vaches elles ont le droit de paître
Innocemment et dans des prés qui me sont souvent hostiles
Les hommes eux s'émeuvent peu de mon sort
Qui n'est certes ni triste ni lamentable
Qui pourrait tout de même gagner en confort
Ce soir encore je m'endormirai avec des pensées qui m'horripilent
Avec l'éternelle question
Une goutte d'eau peut-elle rendre l'océan instable ??

Pour eux je suis d'ailleurs
Ailleurs je suis traité "d'ailleurs"
Citoyen du monde je le suis dans l'idée
Je vis avec cette douce utopie de toute pièce créee
Par une imagination qui n'a de limite que l'infini
Un infini qui me semble aujourd'hui interdit

Thy