Où va la Vie va Thy



15 août 2011

Etre et paraître !


J'y étais spectre
J'y étais sans y être
J'y étais dans mon paraître
J'y étais sans émois
J'y étais aussi sans moi

Un matin, une nuit çi et là
J'avais trouvé quelque port
Je m'en étais aussitôt fait las
J'y avais amené mon corps
J'y avais traîné ma carcasse
Comme un fainéant fait par le néant
A l'immortalité j'aspirais pourtant
Laisser comme d'autres une trace

Ici j'avais trouvé l'ennui
Là la vie m'avait séduit
Puis une fois sur la route
Je retrouvais cette soudaine envie
Que connaissent ceux qui s'en foutent
Cheminer sans aucun doute


Tout m'avait soudain paru insipide
La vie elle continuait intrépide
Son cycle monotone de saisons
D'hymnes,de louanges et oraisons
Puis moi dans tout ça j'aimais plus encore la vie
Dans mon être et paraître j'allais au gré de mes envies

Thy

 


Rosalie !


O mère grand O grand-mère
Gardienne de ces lointaines terres
Arides sèches mais fertiles
Grâce à tes mains graciles
Berceuse de ces nuits calmes et douces
De ces nuits vives et parfois enchantées
Viens donc enjôler ces mains qui nous repoussent
Égayer ces rêves par des cauchemars hantés

Souveraine fille de Mandingue
Par ta danse
Viens enflammer ces gens dingues
Par ta cadence
Viens redonner un sens à ses vies
Qui de vivre ont perdu toute envie

O fille de Saba
Enrobée dans ton kaba
Apporte donc un peu de chaleur
A ces terres pleines de froideur
Une illusion s’est perdue dans la nuit
Celle de ton fantôme chassé par des malins
Non tu ne t’en vas avec ton allure de félin
Tu reviens à pas feutrés et les séduit

Thy

9 août 2011

Mierda

Ca puait la joie
Ca puait la soie

Ca puait la mauvaise foi
Puis il y avait elle, lui et moi
Dans un semblant d'existence qu'on tutoie
Que nous imaginions en une vie d'exploits

Ca puait la soie
Ca puait la joie

De la vie on était une proie
Emprunt à tout type d'émoi
Un petit type en piteux état et sans voix
Statuait sur son sort perché sur une croix

Ca puait la mauvaise foi
Ca puait aussi la croix

Mierda à damier appelé la vie
Comme cette boule au ventre qui ravit
On l'aime pour ce qu'elle est et ce qu'elle nous fait
Ce bien fou que dans un silence de cathédrale on tait.

Thy

1 août 2011

La nuit des rêves

Rêve de vie
Vie de récits
Ce qui est vrai ici
Ailleurs est indécis
Dans la vie des rêves
Parfois il y a des trêves

Ici quelques fois tout semblait rose
Dans nos rêves tout semblait prose
Ces rêves devenus tôt réalité
Que l'on percevait comme une fatalité
Ailleurs on vit, on rit, on pleure ou cause
On savoure ces petits riens à petite dose
De lointains récits prennent vie pour qui ose

Quand vient l'aurore
Puis nos réveils sans fanfare et inodores
On pense revenir de quelques lointains ports
Sonné, ébaubi par ces héros et consorts
Qui ont hanté un instant notre âme en son for
Fort ou affaibli on en ressort.

La vie des rêves
Une nuit sans fin
Que même les plus blasés dira-t-on et insatiables d'entre eux
Entrevoyaient une fraction de seconde comme un moment merveilleux

Thy