Où va la Vie va Thy



26 avr. 2011

Les larmes de sang

Les larmes de ma plume sur une feuille s'égarent
Larmes d'encres, encre de sang que j'exhume
Larmes de sang qui sous l'encre de ma plume
Dessinent ces corps inertes dissimulés à  nos regards

De mes yeux coulaient des larmes de sang
Sang versé,celui de quelques lointains parents
Dont les restes gisent dans des trous fermés à la va-vite
Corps sans âmes sans qu'aucune messe ne soit dite

Il est comme dans l'air une atmosphère
Les forces de la nature qui se déchaînent
Les folies humaines qui s'enchaînent
Ces folies que personne n'ose taire

Larmes d'encres, encre sanguinolent
Dont languit ma plume qui coule à flot lent
Pour rappeler que pour eux sans crier gare a sonné le glas
Qui au-dessus de nos têtes oscille sans jamais se faire las

Thy

18 avr. 2011

Seule avec les autres


Le balai des hirondelles
Le tintamarre de voitures qui courent après le temps
Un soliste dans son coin cherchant un abri-temps
La symphonie monotone de la vie qui court encore et encore
Puis, sans crier gare l’extraordinaire qui s’invite au son du cor
Des fois à une entité on croit appartenir
Courant avec frénésie vers l'avenir
Un instant on oublie que l’on est
Notre vie se voit ôter quelque faix

Le sempiternel  balai des quatre saisons nous distrait
La longévité des baobabs fait naître des envies d’immortalité
Alors que le trépas qui fauche à tout va nous effraie
Bien malin est celui qui prétendrait  se soustraire à cette fatalité
J’avais à cœur de taire cette muette vérité
Que cachent parfois les cœurs sains ou alités
La nature nous offrait allègrement compagnie
Vivre avec les autres était un pari
Et seul avec les autres on demeurait devant l’Eternel

Thy

12 avr. 2011

La nature s'est assoupie

La nature s'est assoupie
Après s'être longuement déchaînée
Sur des plaines et des vallées jadis habitées
Qui aujourd'hui sont des cimetières désertés

Le vacarme de l'eau s'est tu
Le flot impétueux s'est mû
De mes entrailles une muette clameur a surgi
Ma tête a flanché et mes genoux ont fléchi
Puis j'ai cru entendre une rumeur
J'ai cru apercevoir au loin une lueur
M'était-elle destinée ?

Après le déferlement, ce fut le calme plat
Une voix, deux et un torrent d'éclats
Chaos de vies et d'absences prises dans un déferlement
Qui en un instant de la terre s'était décidé soudainement
La nature l'instant d'après s'était assoupie
La vie a peu à peu repris
De la pénombre d'où je suis bien tapi
Me vient des entrailles ce cri

La nature fut, elle est, elle sera.

Thy