Un continent puis deux puis trois
C’est parfois un chemin de croix
Agréable chemin pavé de rencontres
Insolites, incongrues ou inattendues
Qui parfois sur des sentiers perdus
Découvre l’autre tel qu’il ne se montre
Ici il y avait de la vie, du passage
Personne n’y trouvait d’ancrage
Ici traînait aussi la maladie du cancre
Effacer de la mémoire les choses utiles
Se remémorer vainement ces choses futiles
Dont s’encombre le jour présent
Dont, guère demain on ne se souvient
C’était une vie de voyageur
Un patchwork de chemins de plaisirs
Que nos sens enivrés n’avaient pu saisir
Une fresque inachevée d’inassouvis désirs
D’aller à la rencontre des autres puis les fuir
Toujours errer comme un promeneur
Comme si là se trouvait notre destinée
Partir quelques instants après être arrivé
Trait d’union est aussi ce moment anodin
Que j’ai partagé avec des inconnus dans un jardin
Dont j’ai respiré le même air
Sur de lointaines terres
Chaleureuses ou hostiles
Peu m'importe !
Thy