Les heures paraissaient un tantinet longues
Dans un couloir qui s’annonçait sans fin
Alors que dans mes entrailles grondait la faim
J’imaginais des estivants trainant en tongs
Je jubilais à l’idée d’être
Je riais ne point être spectre
Enfin sur moi se posaient des regards
Qui jadis se faisaient absents à mon égard
Flatté je l’étais d’exister
D’être ce que j’avais choisi d'être
Un homme hors de son temps
Vivant l’instant présent
Avec le lointain souvenir d’un Bicêtre
Dans lequel il fut longtemps enfermé
La lune me souriait d’un sourire éclatant
Dans ces contrées jadis désertées
Et moi, comme un enfant hésitant
J’étais un instant assez vite apeuré
Qu’un si grand bonheur soit à ma portée
Ingénu, spontané et presque désintéressé
Ces heures me paraissaient enfin vraies
Elles me révélaient moi sans artifice
Sensible, joueur, je m’égayais à vivre
De chaque instant je me faisais ivre
Ma vie semblait enfin démarrer
Démarrer sous de bons auspices
Dépourvus de toute ivraie.
Thy
Où va la Vie va Thy
22 déc. 2009
15 nov. 2009
Ces amis
Ces amis qu’on n’a pas
Je m’étais résolu à en avoir
Ceux qu’on garde précieusement durant des années
Ceux à qui on révèle nos frasques momentanées
J’en rêvais plein de partout
Je n’en avais pas pour un sou
Un jour ils seraient là
Présents, envahissants voir étouffants
Le jour d’après,
Comme dans un mirage
Ils se fondraient dans le brouillard des inconnus
Désespérément je les chercherai encore et encore
Pour taire cette culpabilité qui en moi naitrait
N’avoir pas été pour eux ce qu’ils auraient été pour moi
Des âmes présentes capables de compassion et d’émoi
Ces amis j’en voulais
J’en avais de partout croyais-je
Pourtant la solitude m’avait forgé
M’interdisant quelquefois cette sensibilité propre au commun des mortels
M’entraînant vers les abysses d’un univers où flirtaient les immortels
M’éloignant de ce à quoi j’aspirais
Thy
Je m’étais résolu à en avoir
Ceux qu’on garde précieusement durant des années
Ceux à qui on révèle nos frasques momentanées
J’en rêvais plein de partout
Je n’en avais pas pour un sou
Un jour ils seraient là
Présents, envahissants voir étouffants
Le jour d’après,
Comme dans un mirage
Ils se fondraient dans le brouillard des inconnus
Désespérément je les chercherai encore et encore
Pour taire cette culpabilité qui en moi naitrait
N’avoir pas été pour eux ce qu’ils auraient été pour moi
Des âmes présentes capables de compassion et d’émoi
Ces amis j’en voulais
J’en avais de partout croyais-je
Pourtant la solitude m’avait forgé
M’interdisant quelquefois cette sensibilité propre au commun des mortels
M’entraînant vers les abysses d’un univers où flirtaient les immortels
M’éloignant de ce à quoi j’aspirais
Thy
Les autres
Y avait tant à dire d’eux
Avec eux à faire, si peu
Les autres cet autrui qui se soustrayait à nous
Pour peu que nous nous intéressions à eux
En eux j’avais tant foi
Si loin pourtant je les tenais
Les autres, un autre mystère de la nature
Les autres, une autre source de torture
Pour un esprit en quête de quiétude et d’harmonie
Dans un univers changeant et troublant
Plein de saveurs qu’on consomme sans parcimonie
Les autres étaient cet autre moi mutant
Thy
Avec eux à faire, si peu
Les autres cet autrui qui se soustrayait à nous
Pour peu que nous nous intéressions à eux
En eux j’avais tant foi
Si loin pourtant je les tenais
Les autres, un autre mystère de la nature
Les autres, une autre source de torture
Pour un esprit en quête de quiétude et d’harmonie
Dans un univers changeant et troublant
Plein de saveurs qu’on consomme sans parcimonie
Les autres étaient cet autre moi mutant
Thy
9 juin 2009
Tribut
Le temps était si court
Mes espoirs si vains
Cherchant ci-bas un tremplin
Les yeux ouverts je rêvais des amours
Le soleil haut de toute sa splendeur brillait
Les hommes à leurs occupations vaquaient
Mon esprit errait et en tout divaguait
Je n'avais pas le visage qu'on me prêtait
Ici on voyait tout en rose
Il y avait du bonheur en overdose
Ce bonheur qui hélas un instant me désertait
J'avais un cœur obscur comme les ténèbres
Aimant, tendre et pourtant meurtri
Un joyau déjà très vite flétri
Qui ne demandait qu'à être confié à un orfèvre.
Thy
Mes espoirs si vains
Cherchant ci-bas un tremplin
Les yeux ouverts je rêvais des amours
Le soleil haut de toute sa splendeur brillait
Les hommes à leurs occupations vaquaient
Mon esprit errait et en tout divaguait
Je n'avais pas le visage qu'on me prêtait
Ici on voyait tout en rose
Il y avait du bonheur en overdose
Ce bonheur qui hélas un instant me désertait
J'avais un cœur obscur comme les ténèbres
Aimant, tendre et pourtant meurtri
Un joyau déjà très vite flétri
Qui ne demandait qu'à être confié à un orfèvre.
Thy
Je ne rentrerai pas ce soir
Sur mon chemin vers le retour
J'ai croisé un oiseau aux jolis atours
Par sa douce voix je me suis laissé séduire
Face à son insistant appel je n'ai pu m'enfuir
Cette voix m'interpellait prestement
Elle me parlait secrètement
Ce soir je ne rentrerai pas
Mes pas ont été détournés
Mes pas se sont fait las
De deviner les ares qui m'attendaient encore
Les ares qui me séparaient de toi mon réconfort
Toi belle qui fit notre hyménée
Un instant j'ai pensé être fort
Hélàs je le sais j'ai eu tort
Comme un géant je me sens vaciller
Sous ces lampadaires qui pour tous semblent briller
Je déambule rêveur et sans but
Me faire élu de quelque salut
Je ne rentrerai pas ce soir
Seul dans la pénombre je broie du noir
Penserà toi sans doute m'apaise
Revenir vers toi hélàs m'éffraie
Face à l'incertitude qui en moi bégaie
Je pense, m'avise, me ravise et soupèse
Thy
J'ai croisé un oiseau aux jolis atours
Par sa douce voix je me suis laissé séduire
Face à son insistant appel je n'ai pu m'enfuir
Cette voix m'interpellait prestement
Elle me parlait secrètement
Ce soir je ne rentrerai pas
Mes pas ont été détournés
Mes pas se sont fait las
De deviner les ares qui m'attendaient encore
Les ares qui me séparaient de toi mon réconfort
Toi belle qui fit notre hyménée
Un instant j'ai pensé être fort
Hélàs je le sais j'ai eu tort
Comme un géant je me sens vaciller
Sous ces lampadaires qui pour tous semblent briller
Je déambule rêveur et sans but
Me faire élu de quelque salut
Je ne rentrerai pas ce soir
Seul dans la pénombre je broie du noir
Penserà toi sans doute m'apaise
Revenir vers toi hélàs m'éffraie
Face à l'incertitude qui en moi bégaie
Je pense, m'avise, me ravise et soupèse
Thy
Contrastes
Qu'il est beau de rêver
Rêver à n'en point se lasser
Vivre son présent et paresser
Un jour tout arrêter, grever
La vie a besoin d'un atout
Un peu de serieux, un peu d'humour
Aujourd'hui je l'aime, demain je m'en fous
Cohabitent en moi, indifférence et amour
La vie, une suite de rôles
De scènes fades, drôles
Une vie à un rôle : celle d'un promeneur
Un semeur de bonheur, d'illusions, de peur et de leurre
Etre aux yeux de certains ce qu'ils croient
Ne point être ce à quoi on aspire
Prestige et reconnaissance nous hantent
Avec ses propres peurs et mensonges on respire
J'aimerais tant que ma vie ressemble à un rêve
Que mon sommeil ne connaisse aucune trêve
Ah qu'il est beau de rêver
Vivre, aimer ou haïr et parfois grever.
Thy
Rêver à n'en point se lasser
Vivre son présent et paresser
Un jour tout arrêter, grever
La vie a besoin d'un atout
Un peu de serieux, un peu d'humour
Aujourd'hui je l'aime, demain je m'en fous
Cohabitent en moi, indifférence et amour
La vie, une suite de rôles
De scènes fades, drôles
Une vie à un rôle : celle d'un promeneur
Un semeur de bonheur, d'illusions, de peur et de leurre
Etre aux yeux de certains ce qu'ils croient
Ne point être ce à quoi on aspire
Prestige et reconnaissance nous hantent
Avec ses propres peurs et mensonges on respire
J'aimerais tant que ma vie ressemble à un rêve
Que mon sommeil ne connaisse aucune trêve
Ah qu'il est beau de rêver
Vivre, aimer ou haïr et parfois grever.
Thy
5 mars 2009
Histoires de basse cour
Un coq
Une poule
Des œufs,des poussins qui courent
Sans cesse autour de mère-poule
Au lever du jour c’est le même chant
Qui vient réveiller les esprits dormant
Ce chant tel celui du muezzin
Cet appel incessant
Cet espoir naissant
Réveille nos îles vierges aux multiples desseins
Ici c’est la basse cour
C’est la cour des courtisans
Ces rapaces qui dans leur élan
Dévorent ce qui les entoure
Ici les alevins ne subsistent pas
Ici le renard sème partout le trépas
Thy
Une poule
Des œufs,des poussins qui courent
Sans cesse autour de mère-poule
Au lever du jour c’est le même chant
Qui vient réveiller les esprits dormant
Ce chant tel celui du muezzin
Cet appel incessant
Cet espoir naissant
Réveille nos îles vierges aux multiples desseins
Ici c’est la basse cour
C’est la cour des courtisans
Ces rapaces qui dans leur élan
Dévorent ce qui les entoure
Ici les alevins ne subsistent pas
Ici le renard sème partout le trépas
Thy
Sur ta peau
Sur ta peau satinée
Fraîche comme la rosée
Ont couru des doigts
Qui ont réveillé des émois
Par ta couleur ténèbre
Fille-nuit,tes fines lèvres
Bien nombreux sont ceux qui se sont laissés éprendre
Par le désir se sont laissés pourfendre
De ces eaux sombres et salées
Tu es sortie belle et éclatante
Un sourire aux lèvres comme si tu eus gagné un défi
Je te vois encore resplendissante comme une infante
Un miroir, le tien fit de moi un serf
Ces yeux qui séduisirent et captivèrent
Sont tes armes à toi
Ces armes qui ne connaissent qu’une loi
Séduire encore et toujours
Semer bonheur et amour
Thy
Fraîche comme la rosée
Ont couru des doigts
Qui ont réveillé des émois
Par ta couleur ténèbre
Fille-nuit,tes fines lèvres
Bien nombreux sont ceux qui se sont laissés éprendre
Par le désir se sont laissés pourfendre
De ces eaux sombres et salées
Tu es sortie belle et éclatante
Un sourire aux lèvres comme si tu eus gagné un défi
Je te vois encore resplendissante comme une infante
Un miroir, le tien fit de moi un serf
Ces yeux qui séduisirent et captivèrent
Sont tes armes à toi
Ces armes qui ne connaissent qu’une loi
Séduire encore et toujours
Semer bonheur et amour
Thy
23 févr. 2009
Train (de vie)
Le coq avait chanté
Les dernières prostituées étaient couchées
La nuit s'enfuyait traqué
Comme un fgitif par l'aurore oppressante
Les rues étaient vides de ceux qui se lèvent tard
Les lits pleins encore de ceux qui avaient oublié de se lever
Mes sens, encore eux,s'éveillaient à la mélodie de ce matin naissant
Qui faisait la routine de l'humanité
Moi dans cet orchestre
Je ne jouais que ma partition
Une partition si tôt apprise
Une mélodie bien mal acquise
Que, hélàs je ne connaissais que trop bien
Naître et faire de ma vie un plaisir
Puis un jour sans s'y attendre périr
Le coq a chanté
Le réveil a sonné
Nous couruns toujours tous
Après ce train qui sans cesse nous fuit
J'avais espéré un instant être dans l'erreur induit
La raison me rappelait que je n'avais point tort
Courir, chevaucher, cavaler mais arriver au même port:
Toi.
Thy
Les dernières prostituées étaient couchées
La nuit s'enfuyait traqué
Comme un fgitif par l'aurore oppressante
Les rues étaient vides de ceux qui se lèvent tard
Les lits pleins encore de ceux qui avaient oublié de se lever
Mes sens, encore eux,s'éveillaient à la mélodie de ce matin naissant
Qui faisait la routine de l'humanité
Moi dans cet orchestre
Je ne jouais que ma partition
Une partition si tôt apprise
Une mélodie bien mal acquise
Que, hélàs je ne connaissais que trop bien
Naître et faire de ma vie un plaisir
Puis un jour sans s'y attendre périr
Le coq a chanté
Le réveil a sonné
Nous couruns toujours tous
Après ce train qui sans cesse nous fuit
J'avais espéré un instant être dans l'erreur induit
La raison me rappelait que je n'avais point tort
Courir, chevaucher, cavaler mais arriver au même port:
Toi.
Thy
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