Mon métro à moi est un podium ambulant,
Des personnes à la mode l'emprunte si souvent,
Parfois, sur le quai,
Je regarde déambuler ses courbes si savamment cachées
Derrière des vêtements de saison
Et je me dis "si le métro n'existait pas".
Mon métro à moi est un patchwork de couleurs
Qui se cotoient et s'ignorent si sagement
Quelquefois un sourire bienveillant vient raviver
Ce que d'aucuns qualifient de monotonie.
Si dans le solfège il y a des silences
Dans mon métro il y a des présences
Ces présences d'apparence muette
Dont l'expression du visage trahit l'humeur.
Mon métro à moi ne désemplit pas (ou presque)
Bon nombre de personnes s'accordent à dire que le métro est ennuyeux,
Ce matin j'ai eu une révélation,
Confortablement assis dans mon canapé,
Il m'est venu à l'esprit une banale idée
Je n'avais pas besoin de cher payé une place
Pour un quelconque défilé de mode.
Sous mes yeux hébétés,
Vont et viennent ces charmes que derrière des écrans certains fantasment.
Thy
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