Où va la Vie va Thy



17 avr. 2008

Histoire « d'âge » ou d'«ages »

Un jour on apprend d'un anodin personnage
Devenu il faut le croire sage à force d'adages
Que la vie est tout aussi bien qu'un gage,
Un grand pari dans lequel on s'engage.

Hier une idée flirtait avec nos méninges et leurs parages
Cherchant sans doute à y trouver un rivage
L'âge hélas sans ambages s'y était frayé un menu passage
Puis l'avait de force étalée sur le carrelage

Jeune encore on rêve de filles et de plage,
De ces feux follets qui ne sont que mirage.
Parfois en songe, on voit des rois mages
A qui on rend au réveil moult hommages

Moins jeune l'on se caresse bedaine et pelage
En se remémorant quelques furtives images
Que l'âme tient enfermées dans une cage
Comme jadis certains mauvais présages

Ces souvenirs quelques fois sans visages
A nous liés comme de solides attelages
Parlent très souvent un langage
Que seul comprend notre âge

Le scélérat, l'ami, le traître, ce farceur de mémoire : l'âge
Nous martèle « avance toujours et moi je tournerai la page »

Thy

Un peu de nous

Un peu de toi, un peu de moi
Ramènera sur cette terre de la joie
La tolérance dont tu abondes
La largesse qui m'inonde
Font de nous des citoyens du monde
Ah loin de nous les choses immondes
Un jour je t'ai tendu la main
Saisissant mon bras tu m'as souri
Soudain les rêves et espoirs tant nourris
Connaissaient leur lendemain

Je me suis miré dans toi
Que de points communs entre nous
A la tristesse et au violent courroux
Tu as opposé douce joie
Sur ton épaule j'ai pleuré toutes mes déveines
Silencieux et chaleureux tu m'as dit
Pleure mon petit car cela en vaut la peine
Car seules les larmes soignent certaines maladies
Toute ma vie durant
J’avais tant réprimé cette envie
Que de fautes au fil des ans
Il fallait que j'en expie

Un cœur comme le tien à su m'accueillir
Au creux de ton épaule j'ai pu me recueillir
Aujourd'hui nous ne sommes qu'un
Apportons à ce monde quelque chose chacun

Thy

Espoirs

Un marteau,
Une enclume,
Un chalumeau,
Une plume,
Nous bâtirons tous ce monde
Semble dire ce sourire de la Joconde
Puis un nuage vient à passer
Personne n'ose se tracasser
Chacun fait son bonhomme de chemin
Et à personne ne prête alors main

Un jour on s'aperçoit que le mal est fait
Dès lors à propos de ses erreurs on se tait
Un ange passe celui d'Ader
Qui me dit tu grandiras mon petit Kader
Des larmes de joie et de tristesse m'inondent
Sur la terre le mal et ses fils abondent
Ici on parle de charia
Là-bas de razzia
Et ils se détruisent entre eux
Très souvent pour un peu


Lentement en claudiquant on court à sa perte
Notre sphère sera un jour une île déserte
Le palace de l'un devient sépulcre de l'autre
O carissime frater sommes nus toujours apôtres
Apôtres de ce virus qui mine notre terre
De ces maux qui tant nous désespèrent


Un jour le soleil se lève
Alors qu'on est sur sa couche
Sa consœur prend la relève
Dès que l'on se met sous la douche
Avec un marteau ou une enclume
Un chalumeau ou alors une plume
Nous ferons de cette terre
Un Eden pour la nouvelle ère



Un peu de toi, un peu de moi
Ramènera sur cette terre de la joie
La tolérance dont tu abondes
La largesse qui m'inonde
Font de nous des citoyens du monde
Ah loin e nous les choses immondes
Un jour je t'ai tendu la main
Saisissant mon bras tu m'as souri
Soudain les rêves et espoirs tant nourris
Connaissaient leur lendemain

Je me suis miré sur toi
Que de points communs entre nous
A la tristesse et au violent courroux
Tu as opposé douce joie
Sur ton épaule j'ai pleuré toutes mes déveines
Silencieux et chaleureux tu m'as dit
Pleure mon petit car cela en vaut la peine
Car seules les larmes soignent certaines maladies
Toute ma vie durant
J 'avais tant réprimé cette envie
Que de fautes au fil des ans
Il fallait que j'en expie

Un cœur comme le tien à su m'accueillir
Au creux de ton épaule j'ai pu me recueillir
Aujourd'hui nous ne sommes qu'un
Apportons à ce monde quelque chose chacun

Thy

Ces choses là

Il y a des choses qu'on aime non à cause de l'oseille
Des choses magiques qui sans doute nous émerveillent
C'est le cas d'un beau minois
Que sûrement on a gardé dans un coin de sa mémoire
Pas besoin de faire courtois
Pour comprendre que sous le charme on s'est laissé choir


Les jours passent et on vieillit avec ce souvenir
On se souvient d'une beauté vue dans un bar à délires
Du coup on se rend compte d'une chose
Ce visage là de sitôt point on ne l'oubliera
A ce jour on flaire encore toute son aura
Alors vient le temps des regrets
Celui où on semble alors défait
On conclut qu'on n'a pas de chance
Sitôt fait on accuse la Providence

Ce soir-là on se souvient, elle était là
Perchée à côté de nous sur un tabouret
Le regard vide et le visage inquiet
Buvant un petit verre de tequila
Ne lui ayant adressé aucun geste de réconfort
Elle s'en est allée seule livrée à son triste sort

Aujourd'hui on veut s'expliquer son comportement
Hélas le parce que est une bombe à retardement
Voilà on ne demande plus qu'une faveur
Regarder encore cette beauté et laisser battre son coeur
Il n'en sera rien du tout
Car cela paraîtrait bien fou
Elle ne sera plus jamais là pour nous
Bien que cela fasse notre courroux

Thy

14 avr. 2008

Je t'imagine comme je te lis

Mes yeux étaient rivés sur cet écran
Perdus dans ton flot apaisant,
Partagé entre l’espoir grandissant de te voir un jour
Et la peur d’être déçu par cette image que je souhaitais tant

Mes doigts félins écrivaient ces mots
Qu’un instant avait pensé mon cerveau
Mes yeux clignaient avec cette quiétude
Que seuls les cœurs plein de béatitude
Disaient dans le rythme de leurs battements
Subjugué je l’étais par ces courts moments

Les heures ne nous étaient plus comptées
Le temps de cette paresse s’était fait un tantinet complice
Comme si de cette terre avait disparu nos errances et supplices
Par la mélodie du clavier j’étais dompté
M’imaginant ta voix, ton visage une représentation
Qui aurait un bref instant apaisé mon imagination.

Je t’imagine tel que je te lis
Avec tes qualités et tes plis
Ces sourires contrits que tu tais avec des smileys
Apeurée par l’idée que je puisse te juger
Apeurée par l’idée que sur mon perchoir juché
Comme un rapace que je ne te ravisse
T’est-il venu à l’idée que je puisse être ce rapace
Devenu proie qui n’a plus que son perchoir pour carapace
Je t’imagine comme je te lis
Je t’imagine quel inédit
Je te lis et te devine
Je t’écris et t’imagine

Ceci n’est que peut-être le fruit de mon imagination
Il faut bien croire qu’elle n’a pas de destination
Je t’imagine tel que je lis
C’est pourquoi j’émets tant de « si »

Thy