Où va la Vie va Thy



4 déc. 2008

Confession de foi

Il y a les faiseurs
Il y a les penseurs
Il y a vous, il y a moi
S'il y avait nous
S'il y avait des penseurs faiseurs
Si nous faisions pendant que nous pensions
La terre ne serait plus que faire et penser
Nos envies ne seraient plus que penser faire

Être est ce à quoi nous aspirons
Étant nous pensons encore à devenir
Devenir ce que l'instant présent ne nous donne pas d'être
Devenir ce que les yeux d'autrui voudraient qu'on soit
Devenir ce que le paraître nous dicte d'être
Faire de nos vies de grandes et longues allées à unique sens
De banals canaux dans lesquels on entre en toute connaissance

Le "je" dont j'usais abondamment en toute innocence
M'est soudain devenu atrocement haïssable
Ce "je"qui pour moi fut un instant un jeu
M'est soudain devenu très détestable
Il me disait "moi" dans mon extrême fragilité

S'il y avait nous
Le monde serait un petit village planétaire

Thy

Les jours heureux

Une sensation de bonheur
Inespérée réchauffe un cœur
La roue tourne dans le bon sens

Les cheveux dans le vent
Une mèche s'échappe en toute innocence
La nature est un réel paravent

Le temps coule complice
L'instant est un réel délice
Un parfum de liberté s'échappe dans l'air
Tels des pensées sécrètes , des mystères

Une esquisse de danse
Un semblant de transe
La bouche sifflote sans arrêt
Les oreilles sont toujours aux aguets

Tous nos sens sont en éveil
Le corps fraîchement sorti de sommeil
Vit comme une parfaite osmose
Entre ses parties une symbiose

Un air célèbre au bout des lèvres
Commémore de lointains jours mièvres
Dans le jardin des fruits du temps présent
C'est la cueillette des roses de la vie

Ces fleurs qui se faisaient rares jadis
Sont là parfumant de leurs allées
C'est la vie, ses senteurs, son bonheur
Ses sensations qui réchauffent le cœur.

Thy