Où va la Vie va Thy



21 mars 2010

Délicieux calvaire

Les instants étaient si brefs
Nos vies si intenses que
Le malheur que nous pensions malheur
Etait un supplice à variables saveurs
Nous courions le cotillon
Nous en étions déçus
Parfois nous en rions
Nous reprenions le dessus

L’hiver arrivait avec sa morosité
La vie, les jambes, les envies sclérosées
Pourtant en notre for avec densité
Nous vivions nos désirs les plus osés
Figés un instant par ce froid
Auquel hélas nous étions en proie

C’était aussi cela la vie
Un sépulcre d’envies
Un mausolée qui s’éveillait à la belle saison
Offrant des plaisirs que même la raison
Elle si stricte et rigoureuse tolérait allègrement
Dans un élan de paresse et d’étonnement

Délicieux supplice qu’est la vie
Je l’aimais telle qu’elle s’offrait à moi
Belle aux multiples atours et dangers
Qui séduisait l’autochtone et l’étranger
Elle m’offrait d’apprendre sans cesse
Apprendre de mes moments de détresse
D’une convoitée sagesse
Elle était la prêtresse

J’avais le cœur chaud et impatient
J’avais le pied remuant et trépignant
J’avais les sens sans cesse en éveil
La hâte sans aucun doute sans pareil
Avec son regard bienveillant elle m’a regardé
Avec beaucoup de compassion m’a observé
Avec pédagogie elle m’a instruit
Dans un silence que toujours je fuis

Thy

1 mars 2010

Les Autres

Y avait tant à dire d’eux
Avec eux à faire, si peu
Les autres cet autrui qui se soustrayait à nous
Pour peu que nous nous intéressions à eux
En eux j’avais tant foi
Si loin pourtant je les tenais

Les autres, un autre mystère de la nature
Les autres, une autre source de torture
Pour un esprit en quête de quiétude et d’harmonie
Dans un univers changeant et troublant
Plein de saveurs qu’on consomme sans parcimonie
Les autres étaient cet autre moi mutant.

Thy