Que diantre insolentes sont ces choses là
Ces maux qui se saisissent de notre esprit
Juste le temps d’une petite rêverie
De petits êtres animaux venus de l’au-delà
Nous courent sous la peau comme le cotillon
Réveillant des feux qui s’étaient jadis éteints
Nul besoin d’être laid ou beau
Nul besoin de couleur ou simplement de teint
Non ce n’est pas une illusion
Un instant on vit au rythme de ses pulsions
La joie, la bonne humeur sont au rendez-vous
Tous les sens sont tenus au garde-à-vous
Une pertinente impertinence
Que l’on vit avec diligence
Le corps vit dans un embrasement quotidien
Une sensation venant du cœur, de son méridien
Les uns l’appellent l’Amour
Les autres la nomment la Passion
Des mots pour dire cette affection
Y en a-t-il en ce bas séjour
Innocentes, pédantes ou ignorantes
Indécentes, savantes ou délirantes
Ces sensations sont multiples et variées
Ici on les aime, là on en est très contrarié
Thy