Où va la Vie va Thy



9 juin 2009

Tribut

Le temps était si court
Mes espoirs si vains
Cherchant ci-bas un tremplin
Les yeux ouverts je rêvais des amours
Le soleil haut de toute sa splendeur brillait
Les hommes à leurs occupations vaquaient
Mon esprit errait et en tout divaguait

Je n'avais pas le visage qu'on me prêtait
Ici on voyait tout en rose
Il y avait du bonheur en overdose
Ce bonheur qui hélas un instant me désertait
J'avais un cœur obscur comme les ténèbres
Aimant, tendre et pourtant meurtri
Un joyau déjà très vite flétri
Qui ne demandait qu'à être confié à un orfèvre.

Thy

Je ne rentrerai pas ce soir

Sur mon chemin vers le retour
J'ai croisé un oiseau aux jolis atours
Par sa douce voix je me suis laissé séduire
Face à son insistant appel je n'ai pu m'enfuir
Cette voix m'interpellait prestement
Elle me parlait secrètement

Ce soir je ne rentrerai pas
Mes pas ont été détournés
Mes pas se sont fait las
De deviner les ares qui m'attendaient encore
Les ares qui me séparaient de toi mon réconfort
Toi belle qui fit notre hyménée

Un instant j'ai pensé être fort
Hélàs je le sais j'ai eu tort
Comme un géant je me sens vaciller
Sous ces lampadaires qui pour tous semblent briller
Je déambule rêveur et sans but
Me faire élu de quelque salut

Je ne rentrerai pas ce soir
Seul dans la pénombre je broie du noir
Penserà toi sans doute m'apaise
Revenir vers toi hélàs m'éffraie
Face à l'incertitude qui en moi bégaie
Je pense, m'avise, me ravise et soupèse

Thy

Contrastes

Qu'il est beau de rêver
Rêver à n'en point se lasser
Vivre son présent et paresser
Un jour tout arrêter, grever

La vie a besoin d'un atout
Un peu de serieux, un peu d'humour
Aujourd'hui je l'aime, demain je m'en fous
Cohabitent en moi, indifférence et amour

La vie, une suite de rôles
De scènes fades, drôles
Une vie à un rôle : celle d'un promeneur
Un semeur de bonheur, d'illusions, de peur et de leurre

Etre aux yeux de certains ce qu'ils croient
Ne point être ce à quoi on aspire
Prestige et reconnaissance nous hantent
Avec ses propres peurs et mensonges on respire

J'aimerais tant que ma vie ressemble à un rêve
Que mon sommeil ne connaisse aucune trêve
Ah qu'il est beau de rêver
Vivre, aimer ou haïr et parfois grever.

Thy