Où va la Vie va Thy



31 déc. 2010

Pourvu qu'elle soit !!


Voici enfin qu'après tant d’espérances la Nouvelle arrive
Toujours après les carillons et les fastes
Avec la Nouvelle loin des jours néfastes
On espère les 12  prochains mois
Heureux et plein d’émois
Avec la ferme volonté de gommer quelques-unes de nos dérives

Qu’elle nous soit belle
Celle pour laquelle
Certains regards parfois hagards
Se pâment d’émotions  à l’instar
Des nôtres, de ceux des nôtres qui verront encore
Pour quelques temps la lumière du jour
Une pensée forte alors que cette année s’endort
Pour ceux qui ne sont plus de ce séjour

Pourvu que la nouvelle nous soit belle
Pourvu que nos vœux soient réels
Pourvu que l’année soit autre que sahel
Pourvu qu'on ait notre lot de bonnes nouvelles
On la veut parfois année de l’oubli
Elle peut-être alors source d’envies

On la souhaite parfois moment du renouveau
On l’imagine un jour, instant de tous nos succès
On la dessine comme une fresque presque parfaite
Toujours un peu plus inédite on se la souhaite

Qu’elle nous soit serait un bel exploit
Nous ne le saurons  sans doute que quand viendra  l’heure des bilans
Lorsqu’avec nos plumes et cerveaux nous ferons d’autres plans
Alors pourvu simplement qu’elle soit
Qu’ainsi et pas autrement qu’il soit

Thy

7 déc. 2010

Une nuit d'hiver qui ne s'achève pas

Le vent souffle, il souffle à emporter toutes mes vaines résistances
Dans un nid douillet, je vois défiler chaque seconde de mon existence
Il souffle, siffle, tourbillonne, fait grésiller, dans sa trajectoire de bolide
S’insinue dans des fentes que jusque là j’imagine malgré moi très solides
Celles d’une fée du logis qui se veut maîtresse céans
Sans parures, sans fourrures ni d’ailleurs d’allant

J’avais Vigny pour maître
L’hiver m’a pris en traître
Gémir, pleurer, prier n’était pas mon fort
Marcher, courir et aller vers  quelque port
Fut  le choix que tôt j’avais fait sans jamais sourciller
Puis, il y eut ce vent  qui me fit chanceler et vaciller.

Au loin un paysage paisible d’une immaculée blancheur
Leurrait un instant nos fantasmes d’impénitent rêveur
Le temps d’une saison, sous son apparente poudreuse naturelle,
L’hiver muait en joie nos doutes, et peurs  sempiternelles
Chaque jour que nous eûmes voulu liesse et parfois chimère
N’était qu’une nuit d’hiver, une de plus qui ne s’achevait guère

Lorsqu’enfin pointait une lueur d’aurore boréale
Ce qui étrangement s’apparentait au Saint Graal
Nos sens longtemps endoloris et maintenant sclérosés
Se laissaient bercer par la froide mélodie de l’au-delà,
Nous n’entrapercevions alors de cette fraction d’éternité
Qu’un indicible bonheur que, comme nous, certains quêtaient toute leur vie.

Thy