Où va la Vie va Thy



27 déc. 2011

Célébrations



Mes yeux t’ont vu venir
Mon sourire t’a accueilli
Ta mère en a quelque peu pâti

Qu’est-ce cette douleur à côté de l’immense bonheur
Que seuls de tels moments d’intensité peuvent procurer
Ton attente a été longue, elle a duré quelques heures

En spectateur impuissant j’y ai assisté
Aphone, aréactif, avec cette muette explosion
Qui en moi a crée une douce et belle réaction

Je pense et je suis sûr qu’au moment où je t’ai vu
Il est une douce quiétude qui de moi s’est emparé
J’étais moi devenu autre,
J’étais ton premier fan

Thy à Amani

9 déc. 2011

Exquis délices

J'avoue que pendant longtemps je n'ai su quoi dire
Je t'ai vu et j'avoue avoir à nouveau le sourire
J'avoue que mes instants ne sont pas à plaindre
Il est des bonheurs qu'on vit caché
Des heurs dont on ne saurait se détacher
Tu en fais partie

Rien en ce moment ne m'importune
Aurai-je j'ai une bonne fortune
Même ces saisons de fêtes que j'abhorre
Par leur côté futilités et consorts
Tant elles transforment les réelles émotions
Ces sentiments d'humanité en autres addictions
Que nos sens subjuguent sans cesse

J'avoue être sensiblement libéré de ce poids
Je sublime la vie et lui réitère ma foi
Il n'est plus précieux cadeau que la vie
Celle qui donne à notre existence un autre sens
Celle qui nous donne toute son essence

J'ai tant de mots sur le bout de la langue
Mais aucun qui dise ce sentiment indicible
Que certains appellent amour, bien-être ou je ne sais-je quoi
Enfin quand tu liras ces mots sache simplement que je te vis !

Thy à Amani




5 sept. 2011

Trait d'union


Un continent puis deux puis trois
C’est parfois un chemin de croix
Agréable chemin pavé de rencontres
Insolites, incongrues ou inattendues
Qui parfois sur des sentiers perdus
Découvre l’autre tel qu’il ne se montre

Ici il y avait de la vie, du passage
Personne n’y trouvait d’ancrage
Ici  traînait aussi la maladie du cancre
Effacer de la mémoire les choses utiles
Se remémorer vainement ces choses futiles
Dont s’encombre le jour présent
Dont, guère demain on ne se souvient

C’était une vie de voyageur
Un patchwork de chemins de plaisirs
Que nos sens enivrés n’avaient pu saisir
Une fresque inachevée d’inassouvis désirs
D’aller à la rencontre des autres puis les fuir
Toujours errer comme un promeneur
Comme si  là se trouvait notre destinée
Partir quelques instants après être arrivé

Trait d’union est aussi ce moment anodin
Que j’ai partagé avec des inconnus dans un jardin
Dont j’ai respiré le même air
Sur de lointaines terres
Chaleureuses  ou hostiles
Peu m'importe !
Thy

15 août 2011

Etre et paraître !


J'y étais spectre
J'y étais sans y être
J'y étais dans mon paraître
J'y étais sans émois
J'y étais aussi sans moi

Un matin, une nuit çi et là
J'avais trouvé quelque port
Je m'en étais aussitôt fait las
J'y avais amené mon corps
J'y avais traîné ma carcasse
Comme un fainéant fait par le néant
A l'immortalité j'aspirais pourtant
Laisser comme d'autres une trace

Ici j'avais trouvé l'ennui
Là la vie m'avait séduit
Puis une fois sur la route
Je retrouvais cette soudaine envie
Que connaissent ceux qui s'en foutent
Cheminer sans aucun doute


Tout m'avait soudain paru insipide
La vie elle continuait intrépide
Son cycle monotone de saisons
D'hymnes,de louanges et oraisons
Puis moi dans tout ça j'aimais plus encore la vie
Dans mon être et paraître j'allais au gré de mes envies

Thy

 


Rosalie !


O mère grand O grand-mère
Gardienne de ces lointaines terres
Arides sèches mais fertiles
Grâce à tes mains graciles
Berceuse de ces nuits calmes et douces
De ces nuits vives et parfois enchantées
Viens donc enjôler ces mains qui nous repoussent
Égayer ces rêves par des cauchemars hantés

Souveraine fille de Mandingue
Par ta danse
Viens enflammer ces gens dingues
Par ta cadence
Viens redonner un sens à ses vies
Qui de vivre ont perdu toute envie

O fille de Saba
Enrobée dans ton kaba
Apporte donc un peu de chaleur
A ces terres pleines de froideur
Une illusion s’est perdue dans la nuit
Celle de ton fantôme chassé par des malins
Non tu ne t’en vas avec ton allure de félin
Tu reviens à pas feutrés et les séduit

Thy

9 août 2011

Mierda

Ca puait la joie
Ca puait la soie

Ca puait la mauvaise foi
Puis il y avait elle, lui et moi
Dans un semblant d'existence qu'on tutoie
Que nous imaginions en une vie d'exploits

Ca puait la soie
Ca puait la joie

De la vie on était une proie
Emprunt à tout type d'émoi
Un petit type en piteux état et sans voix
Statuait sur son sort perché sur une croix

Ca puait la mauvaise foi
Ca puait aussi la croix

Mierda à damier appelé la vie
Comme cette boule au ventre qui ravit
On l'aime pour ce qu'elle est et ce qu'elle nous fait
Ce bien fou que dans un silence de cathédrale on tait.

Thy

1 août 2011

La nuit des rêves

Rêve de vie
Vie de récits
Ce qui est vrai ici
Ailleurs est indécis
Dans la vie des rêves
Parfois il y a des trêves

Ici quelques fois tout semblait rose
Dans nos rêves tout semblait prose
Ces rêves devenus tôt réalité
Que l'on percevait comme une fatalité
Ailleurs on vit, on rit, on pleure ou cause
On savoure ces petits riens à petite dose
De lointains récits prennent vie pour qui ose

Quand vient l'aurore
Puis nos réveils sans fanfare et inodores
On pense revenir de quelques lointains ports
Sonné, ébaubi par ces héros et consorts
Qui ont hanté un instant notre âme en son for
Fort ou affaibli on en ressort.

La vie des rêves
Une nuit sans fin
Que même les plus blasés dira-t-on et insatiables d'entre eux
Entrevoyaient une fraction de seconde comme un moment merveilleux

Thy

16 juil. 2011

Les assujettis

Au dessus il y avait le boss
En dessous il y avait une bosse
Sur cette bosse se trouvaient un assortiment d'us et salamalecs
Cette bosse portée par des assujettis qui étaient tout sauf fennecs

Les assujettis avaient le rire faux
Le service facile et un fort égo
Que hélas la résignation très tôt
Avait mis sous quelques boisseaux

Un jour ils avaient eu droit à la lumière
Au détriment de la défection d'un tiers
Les voilà calife sans panache bientôt satyre
Défrayant  sans gloire la chronique avec leurs délires

Puis un jour quand (re) vint la déchéance
On les entendit geindre et maudire encore ce jour
Qui un instant leur rendit la vie facile en ce bas séjour
Les voilà à nouveau en train de faire le tapis
Espérant encore que vienne cette chance
D'être démis de leurs fonctions d'assujettis


Thy

15 juil. 2011

Carpe diem

Carpe diem
Avec ou sans per diem
Cueille les fruits d'un temps présent
Léger, intense, indécent et innocent

Hier était sans doute un autre jour
Demain, jamais tu n'es très sure d'être
Si les moments présents étaient un Bicêtre
Que te resterait-il alors de ce bas séjour

Des sourires volés çi et là
Des rencontres et des aléas
Que fais-tu de ces choses qui adoucissent nos instants présents
Sourire à la vie comme si chaque seconde était le dernier instant

Le temps passe, et lorsqu'on en voit les premiers dégâts,
Résurgissent alors ces choses qui  nous rappellent le trépas
Un instant magique ai-je pu lire
Est celui dont on a parfois peu à dire
Tant on a vécu chaque singulière seconde sans s'en lasser
Que lassé on ne l'est point de parfois le ressasser

Carpe diem
Sans per diem
Va, vis et trace ta route
Quoiqu'il t'en coûte !

Thy

29 juin 2011

Aigre - doux

Du tieboudienne, des chameaux
Du sable, de la chaleur et des bédouins
Une cabane dans un lointain village
Ici cohabitent acacias et aridité des sols
Ces aires dites hostiles avaient du cœur

Il y avait le vide autour, une vaste étendue
Sur cette dite vide étendue il y avait aussi la vie
Cette vie se battait contre la nature
Grâce aux élevages et aux cultures
J'avais à cœur d'aimer cette vie
En cela vivre ici était un défi

Le néant et l'être
L'eau et le sable
Le présent et le futur
J'aime cet autre pays qui est le mien
L'idée d'aimer me fait un si grand bien
Pourtant les mots qui sont miens n'étaient pas leurs
Et les ruelles qui étaient leurs transpiraient la peur

Aigre-doux est ce sentiment qui me hante
Je l'aime et l'aimerai jusqu'à ce que je déchante

Thy

9 juin 2011

Elle et lui

Elle et lui et puis tout un gap que certains décodent
Une humeur, une culture, des us, des rires,des codes
Un ensemble qu'elle voulait uni
Un combat donc il sortait désuni
A force de vouloir créer avec acharnement ci et là des ponts
Elle creusait une fosse et tous deux se trouvaient en son fond

Une humeur peut varier au gré des heures et même des saisons
Peut-on réellement changer des barrières et de séculaires cloisons
Les humains s'attelaient à vanter les mérites de l'universel
D'autres avaient fait leurs le combat en faveur de l'interculturel
Elle avait à cœur de le changer lui
Et lui le verbe haut et le for détruit
Cheminait à côté d'elle comme un mirage qui traverse le temps
Se laissant emporter à l'envi comme une poussière dans le vent

Les théories parlaient de culture, de race, de civilisation
Ces savants mots dont seule la raison a le secret
Le corps et le cœur ne réclamaient qu'une attention
La bêtise humaine avait encore franchi des sommets
Celle là qui leur disait que tout les oppose
Celle qui tue, avilit, abêtit, abrutit, sclérose
Elle et lui ne faisaient pourtant qu'un : leur essence
Dans cet univers où le droit à la différence
Acquis tacite, est devenu combat de tout instant

Elle et lui peuvent "Etre", voire être différents !

Thy

4 juin 2011

Tout s'était tu

Sais-tu quand tout s'est tu
Sur des pavés j'ai entendu
Ce pas rythmé et saccadé qu'est la vie
Pas insolite certes, mais hésitant aussi
Hier encore un peu vacillant
Aujourd'hui d'ardeur trépignant

Un sage m'aurait soufflé "c'est aussi cela la vie"
A ce sage du haut de mon jeune âge j'aurais dit
Effronté et impertinent sans doute je le suis
De sagesse ma jeunesse ne connaît que l'empressement


De ma jeunesse je ne vois que agacements et errements
Sans cesse je me soustrais et puis je m'enfuis
Quand on est jeune on pense avoir la fraîcheur pour soi
Quand on l'est moins, la sagesse on la tutoie et la côtoie

Sais-tu quand tout s'était tu
Le jour de ta venue ?
Non, ce jour-là j'étais ému
A chercher l'intrus
Je me suis dit tout s'était tu
Quand la routine était apparue.

Thy

27 mai 2011

Sur le quai

C'est le banc de la vie
Qui par ses lignes se dit
Une rame pleine passe
Des anonymes, des parents, des amis
Puis le souvenir trépasse
Amer parfois, joyeux quelques fois aussi
Selon le point de vue
Il égaie ou à petit feu tue

Cette nostalgie des instants passés n'a pas lieu d'être
Autre lieu, autre scène, la voix grave d'un speaker
L'horloge tourne, le train est presque sur le départ
Où va-t-il ? Pardi ! peu importe d'ailleurs la gare
Qu'il roule, qu'il vole, qu'il prenne de la hauteur
Qu'il ne déraille pas, nous sorte de notre Bicêtre
Ce train là, ne passera pas sans doute deux fois
Le train du bonheur, des rencontres et des émois

Sur le banc de la vie
Une douce mélodie
Celle des douces ondées qui annoncent un bateau
Ce cadeau que certaines appellent la vie
N'est pas qu'un beau cadeau, elle a aussi ses défauts
Elle tourne vite parfois sans but précis
Puis quand vient enfin l'heure du reveil
Seul(e) sur un quai on maudit son sommeil


Sur son canapé, un rêveur imagine ce que serait ce quai
Haut lieu plein de vies et de personnages les uns gais
Lieu insolite de ces fantasmes que la fée du logis seule sait imaginer
Si ces quais n'étaient que des prétextes pour mieux s'évader et rêver

Bel angle de vie que ce quai
D'où on aperçoit ce qui se fait.

Thy

25 mai 2011

Comme un tattoo

Dans et sur la peau
Ici et peut-êt là haut
Dans le regard et le for intérieur
Simplement tu es
Comme un tattoo
Bien plus même d'ailleurs
Tu nous fais

Il y avait un visage
Il y avait aussi des us
Il y avait surtout des délires
Qui faisaient de tacites sourires
Tout ici semble bien insipide
Il n'y a pas que de grands vides

Tu es et tu le sais à ce moment
Tu es de chacun de ces instants
Que la providence offre quotidiennement
Aucun de nos souffles d'ailleurs ne le dément
.

Thy

22 mai 2011

Un soupçon de vie

Un soupçon d'espoir aujourd'hui l'habite
Hier pour elle la messe semblait dite
Ici et là le chaos d'une vie qu'elle semblait vouloir remplir
De rencontres, de riens de "tout" et de quelques plaisirs

Je l'avais vue rire
Elle avait cru périr
Dans un désespoir que seules les âmes en peine disent
Dans des abysses que parfois la vie seule nous réserve

J'aime ce visage
J'aime cette image
J'aime cette nouvelle page
J'aime ce nouveau rivage
Auquel sa vie prend un nouvel ancrage

Un soupçon de vie.


Thy

26 avr. 2011

Les larmes de sang

Les larmes de ma plume sur une feuille s'égarent
Larmes d'encres, encre de sang que j'exhume
Larmes de sang qui sous l'encre de ma plume
Dessinent ces corps inertes dissimulés à  nos regards

De mes yeux coulaient des larmes de sang
Sang versé,celui de quelques lointains parents
Dont les restes gisent dans des trous fermés à la va-vite
Corps sans âmes sans qu'aucune messe ne soit dite

Il est comme dans l'air une atmosphère
Les forces de la nature qui se déchaînent
Les folies humaines qui s'enchaînent
Ces folies que personne n'ose taire

Larmes d'encres, encre sanguinolent
Dont languit ma plume qui coule à flot lent
Pour rappeler que pour eux sans crier gare a sonné le glas
Qui au-dessus de nos têtes oscille sans jamais se faire las

Thy

18 avr. 2011

Seule avec les autres


Le balai des hirondelles
Le tintamarre de voitures qui courent après le temps
Un soliste dans son coin cherchant un abri-temps
La symphonie monotone de la vie qui court encore et encore
Puis, sans crier gare l’extraordinaire qui s’invite au son du cor
Des fois à une entité on croit appartenir
Courant avec frénésie vers l'avenir
Un instant on oublie que l’on est
Notre vie se voit ôter quelque faix

Le sempiternel  balai des quatre saisons nous distrait
La longévité des baobabs fait naître des envies d’immortalité
Alors que le trépas qui fauche à tout va nous effraie
Bien malin est celui qui prétendrait  se soustraire à cette fatalité
J’avais à cœur de taire cette muette vérité
Que cachent parfois les cœurs sains ou alités
La nature nous offrait allègrement compagnie
Vivre avec les autres était un pari
Et seul avec les autres on demeurait devant l’Eternel

Thy

12 avr. 2011

La nature s'est assoupie

La nature s'est assoupie
Après s'être longuement déchaînée
Sur des plaines et des vallées jadis habitées
Qui aujourd'hui sont des cimetières désertés

Le vacarme de l'eau s'est tu
Le flot impétueux s'est mû
De mes entrailles une muette clameur a surgi
Ma tête a flanché et mes genoux ont fléchi
Puis j'ai cru entendre une rumeur
J'ai cru apercevoir au loin une lueur
M'était-elle destinée ?

Après le déferlement, ce fut le calme plat
Une voix, deux et un torrent d'éclats
Chaos de vies et d'absences prises dans un déferlement
Qui en un instant de la terre s'était décidé soudainement
La nature l'instant d'après s'était assoupie
La vie a peu à peu repris
De la pénombre d'où je suis bien tapi
Me vient des entrailles ce cri

La nature fut, elle est, elle sera.

Thy

28 févr. 2011

Le carnaval des bons

Les voilà comme des ânes
Ils aimaient le son
Donnaient des leçons
Disaient avoir raison
Péroraient à foison
Sans doute des choses infâmes 


Puis ils riaient fort
Les uns et les consorts
S'en allaient muets et confiants

Comme certains oiseaux chantant
Cachés derrière leurs parures
Ils paradaient avec fière allure

Dans un coin de la sinistre rue
Un bruit assourdissant perçait
D'un vide tonneau qui bruissait
En accord avec ces consorts
Ceux-là qui aimaient à donner des leçons
Aux autres qui hélas avaient tort


Une ouïe compatissante demeurait à l'affût....


Thy

1 févr. 2011

Les amitiés

Certains haïssent autant qu’ils aiment
D’autres  fauchent autant qu’ils sèment
Les amours, les amitiés se construisent au-delà des frontières
Parfois confinées comme quelques tombes dans un cimetière
Peu entretenues, car nous pensons nos souvenirs éternels
Peu visitées, car elles ont comme leur coin à elles
Un coin sans pas de piétons mais plein d’allées
Un coin clairsemé de silences  et de fleurs fanées

J’avais des amis
D’eux, il me reste tant de belles rencontres
Dans mon effrénée course contre la montre
J’ai été séduit
Par des caractères, des personnalités d’êtres aux multiples attraits
Sans détour, à eux, je me suis montré sous presque tous mes traits
Je ne regrette aucun instant partagé avec eux
Mes amis, de vous avoir j’ai été tant heureux

Ce billet n’est ni un salut puis au revoir, ni un bonsoir
Ces lignes ne disent ni mes déboires ni mes mémoires
Il serait d'ailleurs prématuré, mal venu de ma part
M’aventurer sur de tels sentiers serait un bel écart
L’heure des choix se pose avec acuité à moi
Non pas pleurer ou gémir pour quelque émoi
Juste partir comme je le sais faire
Cela m’est vital et nécessaire.

Thy