Cueillir les fruits du temps présent,
Sur des chemins parsemés de pétales.
Le coucou chante avec parcimonie le printemps,
Ses congénères entament leur pèlerinage entretemps.
C'est ce temps que tu as choisi pour élire domicile dans nos cœurs
Pour illuminer nos vies et nous irradier de chaleur et de bonheur.
Avec ta venue
Se dessinent des jours nouveaux
Pleins d'espoirs et surtout d’idéaux
De nos vocations inachevées que nous voudrions te voir accomplir
De ces frustrations que nous espérons te voir très tôt t'affranchir
De ces successions dont nous voudrions que tu sois digne
De ces enthousiasmes dont nos âmes et corps trépignent
De ces mille et un projets
Qu'à notre insu
Notre imaginaire fait et défait
Lorsque dans ton berceau des heures durant nous te regardons dormir
La douce mélodie de ta respiration nous berce
Comme si il n'y eût d'autre merveille que celle de te voir assoupi
Dans une quiétude dont seuls ont le secret des êtres insouciants de l'avenir
Jusqu'à ce que vienne la première grimace de colique
Ou l'heure de manger comme ton ventre nous l'indique
Circonspects, nous guettons tes moments d'inconforts
Comme si nous pouvions créer un monde indolore
Déchirés dans notre for, nous restons mobilisés tels des serfs
Mendiants de tous ces singuliers moments qui font de ta vie un cadeau
Axel, jouis et cueille les fruits du temps présent
Xylophones, sourires, joies, cris et carillons ont salué ta naissance
Et puisque tu te prélasses désormais auprès de nous
La vie, te dirai-je sans cesse, vaut la peine d'être vécue
Carpe diem
Thy