Le regard des autres
Ces yeux que l’on craint
Ces rires que l’on plaint
Ce sont nos hantises quotidiennes
Des peurs que l’on tait
Ils sont toujours à censurer
Ce que l’on aime ou hait
A dire de manière démesurée
Ce que l’on n’oserait penser tout bas
Fichtre !ils n’en ont cure en aucun cas
Un malheur ici est ailleurs un bonheur
Sans doute ici des rires là-bas des pleurs
La moindre once de miséricorde a quitté ces cœurs
C’est de la chair faite pierre qui parle en eux
C’est l’expression d’un bonheur malheureux
Qui sourd de ces chairs souillées par la rancœur
Une voix dit : « taisez vous car vous n’avez rien à dire »
Elle est raillée par une horde de médisants en délire
Des gens qui ont toujours à dire à propos
Ceux qui veulent corriger toujours quelques défauts
Ont-ils seulement vu la paille dans leurs yeux
Que leurs malades se portent mieux qu’eux
Ah oui ils le voient sans doute
Ont-ils perdu tout sens de l’écoute
Que non il faut voir,
Allez donc seulement savoir ,
Le regard des autres quel poids
On y peut perdre sa foi en soi
On peut s’y perdre soi même
Perdre en soi ce qu’on aime.
Thy
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