La nature s'est assoupie
Après s'être longuement déchaînée
Sur des plaines et des vallées jadis habitées
Qui aujourd'hui sont des cimetières désertés
Le vacarme de l'eau s'est tu
Le flot impétueux s'est mû
De mes entrailles une muette clameur a surgi
Ma tête a flanché et mes genoux ont fléchi
Puis j'ai cru entendre une rumeur
J'ai cru apercevoir au loin une lueur
M'était-elle destinée ?
Après le déferlement, ce fut le calme plat
Une voix, deux et un torrent d'éclats
Chaos de vies et d'absences prises dans un déferlement
Qui en un instant de la terre s'était décidé soudainement
La nature l'instant d'après s'était assoupie
La vie a peu à peu repris
De la pénombre d'où je suis bien tapi
Me vient des entrailles ce cri
La nature fut, elle est, elle sera.
Thy
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