Le vent souffle, il souffle à emporter toutes mes vaines résistances
Dans un nid douillet, je vois défiler chaque seconde de mon existence
Il souffle, siffle, tourbillonne, fait grésiller, dans sa trajectoire de bolide
S’insinue dans des fentes que jusque là j’imagine malgré moi très solides
Celles d’une fée du logis qui se veut maîtresse céans
Sans parures, sans fourrures ni d’ailleurs d’allant
J’avais Vigny pour maître
L’hiver m’a pris en traître
Gémir, pleurer, prier n’était pas mon fort
Marcher, courir et aller vers quelque port
Fut le choix que tôt j’avais fait sans jamais sourciller
Puis, il y eut ce vent qui me fit chanceler et vaciller.
Au loin un paysage paisible d’une immaculée blancheur
Leurrait un instant nos fantasmes d’impénitent rêveur
Le temps d’une saison, sous son apparente poudreuse naturelle,
L’hiver muait en joie nos doutes, et peurs sempiternelles
Chaque jour que nous eûmes voulu liesse et parfois chimère
N’était qu’une nuit d’hiver, une de plus qui ne s’achevait guère
Lorsqu’enfin pointait une lueur d’aurore boréale
Ce qui étrangement s’apparentait au Saint Graal
Nos sens longtemps endoloris et maintenant sclérosés
Se laissaient bercer par la froide mélodie de l’au-delà,
Nous n’entrapercevions alors de cette fraction d’éternité
Qu’un indicible bonheur que, comme nous, certains quêtaient toute leur vie.
Thy
2 commentaires:
mon français n'est pas très bon! (peut-etre il n'est jamais ètè)
pour t'ecrire toutes les choses que j'ai dans ma tete, mais j'adore tes poèmes...
j'espere que tu vas bien...
merci beaucoup...je ne sais pas qui tu es..tu n'as pas signé mais c'est gentil de prendre de mes nouvelles...Il se peut que j'aille bien....
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