Où va la Vie va Thy



22 déc. 2009

Ces heures

Les heures paraissaient un tantinet longues
Dans un couloir qui s’annonçait sans fin
Alors que dans mes entrailles grondait la faim
J’imaginais des estivants trainant en tongs

Je jubilais à l’idée d’être
Je riais ne point être spectre
Enfin sur moi se posaient des regards
Qui jadis se faisaient absents à mon égard

Flatté je l’étais d’exister
D’être ce que j’avais choisi d'être
Un homme hors de son temps
Vivant l’instant présent
Avec le lointain souvenir d’un Bicêtre
Dans lequel il fut longtemps enfermé

La lune me souriait d’un sourire éclatant
Dans ces contrées jadis désertées
Et moi, comme un enfant hésitant
J’étais un instant assez vite apeuré
Qu’un si grand bonheur soit à ma portée
Ingénu, spontané et presque désintéressé

Ces heures me paraissaient enfin vraies
Elles me révélaient moi sans artifice
Sensible, joueur, je m’égayais à vivre
De chaque instant je me faisais ivre
Ma vie semblait enfin démarrer
Démarrer sous de bons auspices
Dépourvus de toute ivraie.

Thy

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