Ces amis qu’on n’a pas
Je m’étais résolu à en avoir
Ceux qu’on garde précieusement durant des années
Ceux à qui on révèle nos frasques momentanées
J’en rêvais plein de partout
Je n’en avais pas pour un sou
Un jour ils seraient là
Présents, envahissants voir étouffants
Le jour d’après,
Comme dans un mirage
Ils se fondraient dans le brouillard des inconnus
Désespérément je les chercherai encore et encore
Pour taire cette culpabilité qui en moi naitrait
N’avoir pas été pour eux ce qu’ils auraient été pour moi
Des âmes présentes capables de compassion et d’émoi
Ces amis j’en voulais
J’en avais de partout croyais-je
Pourtant la solitude m’avait forgé
M’interdisant quelquefois cette sensibilité propre au commun des mortels
M’entraînant vers les abysses d’un univers où flirtaient les immortels
M’éloignant de ce à quoi j’aspirais
Thy
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