La tête tenait tant bien que mal,
Le cœur mouillé vacillait lui comme un canoé dans la tempête,
Au gré des ventées et des remous,
Le corps se cherchait un cap,
Que seul l’oubli de la seconde écoulée apaisait,
Les heures semblaient longues et interminables,
L’affreux, le hideux, le triste étaient ces abominables,
Abominables adjectifs devenus substantives réalités,
Indécentes, insoutenables, pourtant pleines de vitalité,
Ces sensations qui font battre la chamade à un cœur longtemps endormi,
C’était mai,
Il se dit que l’on y fait ce qui nous plaît,
Pourtant la pluie en mon for était un fait,
Que l’idée de ne plus être fortement exacerbait,
L’idée et ses doutes s’étaient insinuées il y a fort longtemps
C’était gris et gris et rien n’y faisait,
La raison raisonnait et le cœur délirait
En attendant que vienne la prochaine éclaircie.
@Thy
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